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Qu'est-ce qui fait chauffer notre cocotte Terre ? (suite 1)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Les annales chinoises semblent avoir enregistré un événement apparenté à un passage cométaire pratiquement au moment des événements cités dans l’article précédent. De là à penser que des événements cométaires soient en lien étroit avec l'activité sismique et l'activité volcanique précédemment décrites, est un pas que je vais allègrement franchir dans cet article.

Les preuves d'une corrélation entre l'activité cométaire et l'activité volcanique existent, tout comme un impact direct où une explosion aérienne (Tcheliabinsk ou Toungouska).

En dépit de ce qu'il est communément admis, à savoir que la dynastie Xia ne serait qu'un mythe, de récentes découvertes archéologiques viennent bousculer ce consensus. Dans Sciences et Avenir d’avril 2019, il est fait mention des vestiges inattendus de Shimao, vaste ville aux fortifications de pierre (cinq fois plus grands que la Cité interdite) mise au jour dans le nord de la Chine. Les autorités y voient la première preuve archéologique de l'existence de la mythique dynastie des Xia.

Lorsque dans les chroniques chinoises il est écrit les « étoiles tombaient comme la pluie » témoignent d'un événement de toute évidence majeur, puisque 1600 avant J.-C. marque aussi la fin du règne de plus de quatre siècles de la dynastie Xia sur la Chine orientale. Selon la chronologie proposée dans les Annales de Bambou, le règne du roi Jie de Xia s'est terminé vers 1600 av. J.-C., et celui du roi T'ae-Këah de Shang a pris fin 70 ans plus tard. Ces deux règnes sont tous deux placés dans la période de Théra, à savoir vers 1670-1520 av. J.-C.

Avec ce que nous savons déjà, une question se pose : combien de pics de poussière couplés à des chutes de température sont attribués à tort aux éruptions volcaniques ?

Il est particulièrement préoccupant de constater que la présence de ces mystérieuses éruptions volcaniques auxquelles aucun pic de poussière n'est attribué ne concerne pas uniquement des époques révolues. Les données sont claires, à une période aussi récente que l'année 1808 un pic de sulfate s'est élevé vers le mois de décembre.

Ce pic de poussière commence vers décembre 1808 et s'avère presque aussi élevé que celui laissé par le Tambora en 1815, qui fut la plus puissante éruption volcanique recensée dans l'histoire de l'humanité. En outre, l'année 1808 affiche une chute évidente de température ultérieure.

Selon les graphiques scientifiques, l'année 1808 coïncide avec une hausse soudaine du magnésium. Le magnésium constitue au sein de certaines comètes l'élément le plus abondant. En raison de son aspect récent, il existe des rapports de témoins oculaires de l'événement de l'an 1808. Francisco José de Caldas, directeur de l'observatoire astronomique colombien de Santa Fe de Bogotá a rapporté ce qui suit : « Depuis le 11 décembre de l'année dernière (1808), le disque solaire est apparu dénué d'irradiance. » Moult déclarations de l’époque font mention d’un voile singulier opacifiant le ciel. On notera qu'il n'est nulle part fait mention d'une éruption volcanique.

Toutefois, un événement volcanique demeure jusqu'à présent la seule hypothèse possible pour expliquer ce phénomène de voile, bien qu'aucune éruption ne puisse lui être spécifiquement attribué. L'événement mystérieux de 1808 impliquait : un pic atmosphérique de soufre et de magnésium ; une baisse de température a posteriori ; des témoins rapportant un voile atmosphérique de grande envergure (2 600 kilomètres au minimum). Ces trois caractéristiques sont typiques d'une explosion cométaire aérienne ou d'une pluie de météores.

Coïncidence ou pas, trois comètes toutes découvertes par l'astronome français J.L. Pons de l'observatoire de Marseille furent toutes observées en 1808 : C/1808 M1, C/1808 F1 et 26P/1808 C1.

Ainsi, je le répète, combien d'éruptions volcaniques qualifiées de «mystérieuses » sont en fait des événements cométaires, qu'ils se soient produits par impact direct ou par explosion aérienne ?

À suivre.

Olivier

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