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Parlons de leur philosophie ! (Partie 3)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

À partir du 2e siècle av. J.-C., on voit apparaître dans l'Égypte hellénistique des textes grecs attribués au personnage mythique d'Hermès, détenteur de toutes les connaissances. La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. Malgré le discrédit scientifique de l'alchimie et le développement de la chimie moderne au 18e siècle, elle a continué à fasciner occultistes et ésotéristes. Ce texte est composé d'une douzaine de formules allégoriques, dont la correspondance entre macrocosme et le microcosme : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, qui est en haut est comme ce qui est en bas."

Selon la légende, elle présente l’enseignement d’Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l'alchimie, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravée sur une tablette d’émeraude. La plus ancienne version connue se trouve en appendice d’un traité arabe du 6e siècle. Bien qu'il s'agisse initialement d'un texte de magie talismanique, une erreur de traduction en latin au 12e siècle, a conduit à en faire un texte d'alchimie, largement commentée au Moyen Âge et surtout à la Renaissance. En 640, l'Égypte, devenue entre-temps chrétienne et byzantine, est conquise par les Arabes qui vont perpétuer la tradition hermétique dans laquelle s'inscrit la Table d'émeraude.

Jusqu'au début du 20e siècle, on ne connaissait que des versions latines de la Table d’émeraude, les plus anciennes remontant au 12e siècle. Ce sont l’historien anglais E.J. Holmyard (1891-1959) et l’orientaliste allemand Julius Ruska (1867-1949), qui en ont retrouvé les premières versions arabes.

L'ontologie est cette partie de la philosophie qui s’intéresse à l'être, l'existence, la possibilité, la durée, le devenir, dans son sens le plus général, qu'est-ce que l'être. Considérée comme première question dans le temps et première dans l'ordre de la connaissance, elle est celle des premiers penseurs de la Grèce antique, tel Platon.

Et il existe deux conceptions ontologiques : soit tout est UN (culte du cosmos) ; soit une vision dualiste et métaphysique du créé par rapport au Créateur. Il est ici essentiel de comprendre qu’à partir du moment où la philosophie de la Renaissance renoue ou plutôt s’enferme dans un microcosme parfait reflet du macrocosme, elle va rompre d’avec Dieu, Yahvé, JE SUIS, hors de Sa création.

L’homme serait alors un microcosme pendant que Dieu serait un macrocosme (cosmique), un tout Grand UN, par rapport au dualisme de l’Être dans lequel, Dieu crée par l’intermédiaire de Sa VOLONTE, un être (l’homme) et un univers qui n’est certainement pas Son corps. Comment peut-on en effet connaître l’UN sans l’autre, si l’on s’enferme uniquement dans l’être créé, dans un monisme (l’humanisme) ?

On ignore alors un certain nombre de lois et de phénomènes pourtant visibles qui font de beaucoup trop de scientifiques des menteurs au service d’un pouvoir ésotérique (caché).

C’est ainsi que dans nos sociétés contemporaines marchant sur la tête, on en arrive à nier cet ordre naturel et ses évidences : les sexes, les nations, les affections naturelles, la famille et les cercles qui on su fonder les sociétés. Nous sommes en déliquescence parce que nous ne respectons plus l’ordre naturel des choses voulu par Dieu. La science des hommes qui en résulte est devenue folle, puisqu’elle en arrive à gâcher ce joyau voulu au centre de l’univers qu’on nomme la Terre. Cette science-là ruine l’esprit en rêvant d’investiguer à grand renfort de milliard des cailloux interplanétaires devenus arides.

Trouver ailleurs (exobiologie) une vie qui n’aurait pas été créée par Dieu est pour elle un impératif, pendant qu’ici, des millions d’humains crèvent de faim. Monde d’extrêmes progressistes dans lequel des écologistes tenant d’un « réchauffement planétaire » vouent un culte à la création, Gaïa, tout en cherchant à nier l’existence partout évidente d’un Créateur. Toute la philosophie dite moderne de Descartes nous vient donc de la Renaissance, un Descartes absolument pas chrétiens comme certains l’affirment.

Il sera initié en Hollande par les Roses croix hérétiques autant que gnostiques. La théosophie, cette doctrine ésotérique du divin, fondée sur la contemplation de l'univers et l'illumination intérieure, est pour eux un impératif. Cette doctrine ésotérique aurait traversé l'Antiquité et se serait continué en Occident sous la forme d'enseignements réservés à un petit nombre. Cette théosophie, bien qu’ils osent le prétendre, n’est pas la sagesse de Dieu mais plutôt la folie des hommes. Et le plus grand théosophe du début du 17e siècle n’est autre que Jakob Böhme déjà cité.

Le déisme, du latin deus (dieu), est une doctrine qui affirme l'existence d'un dieu et son influence dans la création de l'Univers, sans s'appuyer sur des textes sacrés ou dépendre d'une religion révélée. Il s'agit d'une croyance individuelle et irréligieuse. Les déistes rejettent tous les événements surnaturels (prophéties, miracles) et affirment que Dieu (l'Architecte suprême) a un plan pour l'Univers, mais qu’Il n'altère ni n'intervient dans les affaires humaines, ni ne suspend les lois naturelles qui régissent l'Univers.

Là où le croyant voit révélation divine et livre saint (Bible), le déiste y voit de simples interprétations faites par l'homme ; pour lui, aucune source religieuse ne peut faire autorité.

Spinoza sera un cartésien, mais aussi un « Böhmien ». Newton, sera aussi un « Böhmien ». Il sera un alchimiste reconnu, doublé d’un financier, et président de la Royal Société à l’origine de la franc maçonnerie moderne. On va retrouver le déisme de Newton dans les loges maçonniques qui vont petit à petit créer des sociétés de pensée et comploter pour en arriver à notre Révolution dite française et moderne de 1789 organisé en réalité par des mercenaires apatrides.

Influencés par la pensée maçonnique, les Révolutionnaires français tenteront de restreindre l’influence du christianisme sur la société, entre-autre, en mettant en avant le culte de l’Être suprême. Lors de la Fête de l’Unité et de l’indivisibilité du 10 août 1793, la déesse Isis-Nature en tant que symbole visible de l’Être suprême sera l’objet d’une cérémonie symbolique. Pour l’occasion, une imposante Fontaine d’Isis en plâtre sera édifiée sur les ruines de la Bastille. La déesse y apparaitra sous la forme d’une statue assise sur un trône, flanquée de deux lions assis, et faisant jaillir de l’eau régénératrice de ses seins :

"Le rassemblement se fera sur l’emplacement de la Bastille. Au milieu de ses décombres, on verra s’élever la fontaine de la Régénération, représentée par la Nature. De ses fécondes mamelles qu’elle pressera de ses mains, jaillira avec abondance l’eau pure et salutaire, dont boiront tour à tour quatre-vingt-six commissaires des envoyés des assemblées primaires, c’est-à-dire un par département ; le plus ancien d’âge aura la préférence ; une seule et même coupe servira pour tous."  Extrait du Décret ordonnant la fête.

C’est à partir de ce moment que la société devient véritablement anti chrétienne et la philosophie son alliée.

Résultat ? Plus de deux-cents millions de morts ! De nos jours nous vivons l’aboutissement de cette trame en un mondialisme exacerbé qui n’est qu’un cosmopolitisme. Un culte du cosmos, une suite de cycles sans fin dans lequel s’inscrit pleinement René Guenon, dont je parlais déjà beaucoup dans mon roman C’était donc vrai ! Et quoi de plus normal, lorsque l’on sait que ce grand penseur était converti à l’Islam, parfait vecteur parmi tant d’autres de l’ésotérisme et des sciences en découlant.

La cosmologie, les lecteurs de mon prochain livre le verront au chapitre consacré au Zodiaque, est un temps qui se déroule en cycles non linéaires. Pour le chrétien, le monde à été créé dans un temps qui se déroule avec un début (Genèse) et une fin (désormais toute proche). Alors que l’Islam reprend des théories hérétiques telles que la métempsycose parfaitement rejetée par la Bible, mais reprise dans la kabbale judaïque en un culte du cosmos. Or, ces religions cosmiques comportaient toutes des sacrifices humains à Baal, Bel, Osiris/Nemrod, comme vous voudrez.

La métempsycose ou métempsychose (déplacement de l'âme) est le passage, le transvasement d'une âme dans un autre corps, qu'elle va animer. C’est la croyance selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps soit d'humains soit d'animaux, ainsi que des végétaux : la transmigration des âmes peut intervenir non seulement dans l'humain (réincarnation) mais encore dans le non-humain, bêtes ou plantes, minéraux. Certains peuples en ont fait une croyance fondamentale : Égyptiens, Hindous. Or, bibliquement il est dit dans Hébreu 9 : 27 ; Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.

Chez Jakob Böhme et sa théosophie, nous trouvons des notions qui réapparaitront plus tard : les prémisses de l’évolutionnisme. Dans l’esprit des initiés, Dieu se sauverait à travers une nature qu’il aurait créée par nécessité. L’évolution de cette nature lui permettrait de se sauver lui-même, source primaire de mal ! Dieu source du mal qu’on retrouve dans la gnose et dans l’Islam ou il est dit d’Allah est le créateur du mal.

Descartes ira également puiser ses idées chez Francis Bacon (1561-1626), un initié Rose croix, Chancelier d’Angleterre, scientifique et philosophe anglais, père de l'empirisme (méthode expérimentale) sous sa forme moderne. Il y a deux méthodes de recherche expérimentale : la déduction et l’induction. Si le Christ révèle tout, le croyant résonne par déduction sur des faits naturels et la vraie science progresse. L’induction dont se revendique Bacon, c’est autre chose ! À partir de l’homme, c’est procéder par imagination. Il appelait cela la chasse de Pan en référence au panthéisme. Plus tard un panthéiste et sataniste, Aleister Crowley, écrira un hymne à ce même Pan.

La Critique de la Raison pure est l’ouvrage fondamental d’Emmanuel Kant (1724-1804), publié en 1781, dans lequel il analyse les différentes facultés de l’esprit, afin d’établir que notre connaissance ne saurait dépasser les limites de l’expérience. Pour lui, grand admirateur de Bacon, la métaphysique ne peut représenter une vraie science et doit laisser place à la croyance.

Kant aura dans son ouvrage cette dédicace à l’attention de Bacon : "Il pose le premier les fondements de la science moderne et de ses méthodes qu'il conçoit comme entreprise collective, ce qui le distinguera de la recherche solitaire prônée en grande partie par Descartes dans le « Discours de la méthode » fondée sur l'observation des faits naturels, et la recherche des causes naturelles." Il est vu comme l’un des pionniers de la pensée scientifique moderne.

La méthode de Bacon, tout comme la « science » de Galilée, précèdent donc Descartes. Un Descartes faisant allégeance aux catholiques tout en fuyant la France pour la Hollande ou il recevra l’initiation Rose Croix, est un fait historique peu connue. C’est à nouveau une querelle interne et isiaque. La véritable histoire de Galilée ainsi que bien d’autres « pointures scientistes » l’est tout autant. En 1633, Galilée sera condamné non pas parce qu’il a dit que "la Terre tourne", mais simplement parce qu’il est un hérétique invétéré. Comme les autres scientistes de l’époque, il faisait référence à l’ésotérisme du chiffre. Il est bon de savoir que la kabbale a pour prétention d’être une théosophie c'est-à-dire : de connaître Dieu mieux que Lui-même, par le biais de la magie.

Mais, la kabbale est aussi une numérologie (science ésotérique du chiffre). On retrouve déjà ces idées dans la poésie de Dante, et Descartes fonde sa méthode, l’idéalisme, sur cette science ésotérique du chiffre, c'est-à-dire la pure kabbale.

Giordano Bruno (1548-1600), s’inspirera lui aussi de la kabbale. C’est un ancien frère dominicain et philosophe. Sur la base des travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il développe la théorie de l'héliocentrisme et montre, de « manière philosophique », la pertinence d'un univers infini, qui n'a pas de centre, peuplé d'une quantité innombrable d'astres et de mondes identiques au nôtre. Accusé formellement d'athéisme (confondu avec son panthéisme) et d'hérésie (particulièrement par sa théorie de la réincarnation des âmes) par l'Inquisition, d'après ses écrits jugés blasphématoires (où il proclame en outre que Jésus-Christ n'est pas Dieu mais un simple « mage habile », que le Saint-Esprit est l'âme de ce monde, que Satan sera finalement sauvé) et poursuivi pour son intérêt pour la magie.

Paracelse (1493-1541), fera de même. C’est un médecin, philosophe mais aussi théologien laïque suisse, d’expression allemande. Il concevait les phénomènes naturels comme des processus alchimiques de transformation. Il sera un théoricien du surnaturel et un rebelle s'en prenant avec virulence aux institutions et aux traditions, un théoricien du Grand Tout.

Paradoxalement, sa philosophie d'inspiration alchimiste va, dans les siècles suivants, fournir un cadre intellectuel au développement de la médecine chimique moderne beaucoup plus que la philosophie rationaliste et naturaliste.  Son œuvre est imprégnée de la magie propre à la Renaissance. S’y trouvent quelques idées innovantes qui ont impulsé (ou parfois seulement préfiguré) les recherches ultérieures telles que : l'extraction des principes actifs des substances, l'usage interne des médicaments chimiques ou des remèdes psycho actifs.

Sa pensée sera le point de départ du long processus de séparation de la chimie d’avec l'alchimie. Les travaux de nombreux savants sur les deux siècles et demi à venir vont permettre de se libérer des excès métaphysiques de Paracelse et en s'appuyant sur les expériences de laboratoire d'aboutir à la révolution chimique de Lavoisier des années 1787-1789.

L’élite de la kabbale du 13e siècle avait su atteindre un Dominicain, Maître Eckhart (1260-1328), théologien et philosophe. Il étudia la théologie à Erfurt, puis Cologne et Paris. Il précède Jakob Böhme et tous les théosophes dans l‘hérésie du non être. Ces disciples créeront plusieurs sectes dont l’une : les frères de la vie commune, aura trois élèves particuliers :

- Nicolas de Cues (1401-1464), un penseur allemand de la fin du Moyen Âge et père de l’œcuménisme moderne. Il sera cardinal, ami du pape Pie II. Sa théorie de la connaissance va durablement influencer la philosophie des sciences (Giordano Bruno, Descartes) et l'astronomie théorique (Galilée).

- Érasme (1466-1536), père de l’humanisme, c’est un chanoine de saint Augustin, philosophe, écrivain latin, humaniste et théologien des Pays-Bas bourguignons, considéré comme l’une des figures majeures de la culture européenne.

- Luther (1483-1546), père de la réforme protestante, c’est un frère augustin théologien, professeur d'université, père du protestantisme et réformateur de l'Église dont les idées exercèrent une grande influence sur la Réforme protestante, qui changea le cours de la civilisation occidentale.

Pour en arriver à l’un des pères de l’œcuménisme moderne, Wilhelm Leibniz (1646 -1716). C’est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand qui a écrit en latin, allemand et français.

L’influence d’une pensée antique et babylonienne (ayant migrée en Égypte) sur notre société est donc aux travers de ces portraits plus qu’une évidence. En tant que locataire d’un appartement, le fait de nier l’existence du propriétaire n’exclus pas le fait de devoir un jour ou l’autre payer son loyer : la note.

Un mois passe vite ! Et à l’échelle divine 1 000 ans sont comme un jour. Lorsque tous ces négationnistes énoncés vont devoir passer au tiroir-caisse, les intérêts seront plus importants que la DETTE que nous imposent honteusement les banxters apatrides. Ils seront pour eux exorbitants et éternels

Fin

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