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Parlons Kabbale sans rien en occulter ! (Suite 1)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Les arcanes majeurs du Tarot et ses couleurs parcourent les 22 sentiers de leur Arbre qui relient entre eux les dix sephirot (dix « forces » divines par lesquelles Dieu interagirait avec l’homme). Ce qu’il convient ici de comprendre, c’est qu’au travers de cet ésotérisme, le Tarot, ainsi que les lettres hébraïques codent l’homme et l’univers. Leur Arbre de Vie est un élément central de la tradition kabbalistique. Il représente symboliquement les Lois de l'Univers. Ses tenants le voient comme le symbole de la Création : tant du Macrocosme (L'Univers) que du Microcosme (L'Être Humain).

Là où les trois traditions monothéistes (islamiques, juives et chrétiennes) parlent symboliquement de Dieu (l'Arbre) comme d’une « plante d'immortalité » placée métaphoriquement au centre du jardin d'Éden, les kabbalistes font de leur Arbre séphirotique l’un des symboles les plus connus de leur Géométrie Sacrée.

Sa structure est liée aux enseignements de la kabbale juive, on la trouve déjà 3 000 ans plus tôt dans l’ancienne Egypte d’où elle avait, je le répète, préalablement migré de Babylone. L'origine judéo-talmudique de certains symboles maçonniques est donc clairement identifiée. Elle mêle des éléments prévenant de l'alchimie et de la Kabbale. Les francs-maçons reconnaissent ouvertement la connexion d’avec l’esprit caïnite dont Nimrod sera l’héritier post déluge.

Les francs-maçons seraient entrés en relation avec la Kabbale juive par l'intermédiaire de la « Kabbale chrétienne », celle revisitée à partir du 15e siècle par les humanistes de la Renaissance qui vont, nous l’avons étudié, s’en gargariser les méninges. C’est, pour le juif kabbaliste, une tradition ésotérique du judaïsme, présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par YHWH à Moïse sur le Mont Sinaï, en même temps que la « Loi écrite et publique » connue sous le nom de Torah. On en revient ainsi toujours au même principe, l’ouroboros se mord la queue : c’est la connaissance pour l’élite et les miettes pour la plèbe. C’est ésotérisme contre exotérisme. Certains n’hésitent donc pas à définir la Kabbale comme étant la dimension interne de la Torah correspondant à la connaissance secrète des quatre niveaux de l'intérieur de la Torah (5 premiers livres de l’ancien testament).

Le mot Kabbale signifie « réception de la tradition ». Il ne désigne pas un dogme mais un courant d’idées à l'intérieur du judaïsme : un état d'esprit. Selon ses adhérents, la compréhension intime et la maîtrise de la Kabbale rapprochent spirituellement l'homme de Dieu, ce qui lui confère un plus grand discernement sur l'œuvre de la Création divine. C’est l’homme déchu qui, par ses mérites (œuvres), s’assure ainsi sa petite place au soleil.

Il est acteur de son salut éternel, Dieu (ayant la mémoire courte) n’est dans cette histoire qu’un observateur passif. Avec elle, et c’est simple à comprendre, plus de nécessité d’un rédempteur (Jésus).

On voit là à quel point cette pensée kabbalistique a empoisonné le monde dit chrétien (catholicisme) et rejoint l’idée moderne des évangélistes de tous bois prônant le libre arbitre de l’homme qui l’élève au niveau de Dieu. L’hérésie la plus puissance à notre époque contre laquelle la Bible met en garde est bien celle-ci : ce n’est pas Dieu qui décide du salut mais le l’homme qui choisit de croire ou non. C’est la créature qui s’élève au niveau du CREATEUR.

Retenez-bien tout cela, c’est fondamental !

De cela nous pouvons tirer deux faits majeurs :

- Nous avons là la véritable définition de l’apostasie biblique (le renversement total du message biblique).

- La preuve que le « Judaïsme », cette religion dont Jésus traité les membres de SATANS (ennemis), s’est infiltré de manière pernicieuse dans les trois monothéismes et surtout dans cette pseudo religion chrétienne qu’est le catholicisme romain. Ainsi que vous soyez croyant, agnostique, mystique, New Âgiste ou scientifique, vous baignez tous dans le même bocal à formol : celui d’une pensée kabbaliste.

Outre le fait d’être porteuse de prophéties soi-disant messianiques, la Kabbale peut ainsi se définir comme un ensemble de spéculations métaphysiques sur Dieu, l'homme et l'univers, prenant racine dans l’ésotérisme judaïque. Pour ses adeptes c’est un pont entre le divin inconnaissable et les hommes. Faisant fi de la Bible, elle donne une place à l’homme primordial, la seule possibilité pour l’humain d’aborder la Connaissance.

La Kabbale se veut donc être, shuntant allégrement la Bible, un outil d'aide à la compréhension du monde en ce sens qu'elle incite à modifier notre perception de ce dernier (ce que nous appelons « la réalité » malgré la subjectivité de notre perception). Ainsi, « grâce à elle », en arrivons-nous à voir tourner des choses qui ne tournent pas. Pour ce faire, elle met à notre disposition un diagramme synthétique : l'Arbre de la Vie ou Arbre des Sephirot.

Elle propose ses réponses aux questions essentielles concernant l'origine de l'univers, le rôle de l'homme et son devenir. Elle se veut à la fois un outil de travail sur soi et un moyen d'appréhender d'autres systèmes de pensée.

Pour eux, l’Arbre de Vie kabbalistique représente symboliquement les Lois de l'Univers, le symbole de la Création tant du Macrocosme (L'Univers) que du Microcosme (L'Être Humain). C’est un symbole issu de l’histoire du peuple hébreu. Alors que l’étude des cinq premiers livres de l’Ancien Testament est déjà, pour le chrétien, plus que significative, ce n’est pas suffisant pour l’occultiste. Il désire à tout prix y trouver une seconde lecture hors de portée du profane. Il accompli une dichotomie du Créateur, faisant du JARDINIER quelqu’un qui cacherait des choses aux gueux.

Le croyant sait pertinemment que seul Christ réconcilie, par son sacrifice l’homme déchu avec son Créateur. Mais, par le biais de la Kabbale, les occultistes ont créé leur Arbre de Vie, un arbre qui décrit la descente du divin dans le monde manifesté, et les moyens par lesquels on peut accéder à l’union divine en cette vie. On peut le voir comme une carte représentant la psyché humaine, et les mécanismes de la création, à la fois manifestes et non manifestes. Pour le kabbaliste, la nature de la divinité est l’Unité, et les aspects ou émanations apparemment séparés existent uniquement dans le point de vue de l’émané, vivant dans un état de séparation illusoire.

Les Arbres de Vie gravés, peints, brodés, imprimés ou sculptés existent depuis le début de l'Histoire. Ils sont parfois associés à des personnages et/ou à des animaux (oiseaux, mammifères). L’arbre fait surtout partie de la décoration des églises à toutes les époques, mais plus particulièrement aux époques anciennes. Pour un tenant, l’étude de l'Arbre séfirotique donne une vue « très claire » du travail spirituel à réaliser, la représentation d'un monde idéal qui nous tirera toujours vers le haut.

Chaque sephirot serait l'émanation d'une énergie du Dieu Créateur. L’Arbre de Vie, c’est une philosophie qui se transmet initiatiquement de génération en génération. Elle se base sur des spéculations numérales (Nombres). Les dix sephirot sont les dix nombres primordiaux, pas des nombres ordinaires mais des «nombres principes » identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos : six dimensions de l'espace, deux du temps et celles du bien et du mal. Le texte de la Genèse semble pour eux insuffisant, les dix sephirot servent donc à décrire la naissance du monde.  Le premier est le pneuma divin. De celui-ci sort le second, l'air. De l'air sont issus l'eau et le feu.  Les 6 derniers représentent 6 directions de l'espace.  Ils sont scellés au moyen de 6 permutations du nom YHWH.

Le Sefer Yetsirah (Livre de la Création ou de la Formation) est un livre attribué au patriarche Abraham, il relate la formation du monde au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Étant donné son caractère, il a donné lieu à une littérature abondante, et est actuellement considéré comme relevant de la Kabbale. On lui connaît quatre versions, dont le meilleur manuscrit, datant du tournant du 10e au 11e siècle, serait conservé au Vatican. Dans la mesure où le livre ne fut transcrit qu'au 10e siècle, on peut penser que c'est l'un des manuscrits originaux.

De par sa forme il se rattache à la littérature de l'époque talmudique, mais il s’en distingue par sa nature essentiellement cosmologique et spéculative. Il délivre, d’une manière concise et suggestive, les concepts majeurs sur lesquels repose la Kabbale médiévale (les dix sefirot). Pour l'auteur, ils correspondent aux dix doigts des mains ou des pieds, au centre desquels se situe le corps humain, de sorte que se crée comme « un croisement entre une « physique » du divin et une « métaphysique » de l’humain. Ce Sefer Yetsirah nous apprend donc que « le réel » est constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231 combinaisons binaires, à l'origine de la création du monde.

À suivre.

Olivier

Suite ici : 

http://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/02/parlons-kabbale-sans-rien-en-occulter-suite-2.html

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