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Parlons Kabbale sans rien en occulter ! (Suite 2)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Vouloir schématiser un concept aussi fondamental que la relation entre Dieu et l’être humain est hasardeux, digne de l’humain kabbaliste à l’égo surdimensionné. Le sommet c’est Kether, qui représente le Royaume céleste, le point d'entrée par lequel la création se manifeste dans le monde. Ce point reçoit la Lumière de l’infini et la déverse sur toutes les autres séphiroth.

Le pied c’est Malkhuth, le royaume terrestre, à l’image du Royaume céleste ; cette copie, s’est altérée à cause de l’imperfection de l’homme. Elle s’emploie de génération en génération, telle Sisyphe, à remonter le long de l’Arbre, jusqu’à Dieu. Entre les deux, l’Arbre se compose de trois colonnes, qui ont chacune leur particularité :

Celle de gauche est « féminine » et correspond aux aspects les plus « relationnels » et « pragmatiques » de l’humain. En haut, Binah est l’intellect ; au-dessous, Ghevourah est le jugement ; en bas, Hod est la réponse au monde extérieur. On pourrait dire que ces trois séphiroth de la colonne de gauche ne sont autres que les trois éléments : voir, juger, agir. La colonne de droite est « masculine » et correspond aux aspects les plus « secrets » et « utopiques » de l’humain. En haut, Chokhemah est la conscience globale d’où émane l’intelligence intérieure ; au-dessous, Chesed est la voix intérieure ; en bas, Netsach, le moteur de tous les processus involontaires et tous les élans de l’être humain, comme la respiration et le désir. Il semble que ces trois séphiroth composent la démarche charismatique : émotion intellectuelle, émotion spirituelle et élans du cœur.

La colonne du centre est « double » et se situe au point d’équilibre entre tous les aspects, toutes les aspirations, toutes les tensions, toutes les contradictions de l’être humain, entre la loi et la grâce, entre la réflexion et l’action. Elle est aussi le plus court chemin entre la terre et le ciel, entre le royaume d’en bas et le Royaume d’en haut, entre Malkhuth et Kéter.

En bas, entre Nétsach et Hod-Yesod est le régulateur de tous les instincts qui naissent inconsciemment en l’homme et de tous les actes volontaires qu’il décide d’accomplir. C’est l’élément stable de l’humain, le fondement sur lequel repose tout l’arbre de vie, la personnalité acquise. Il y a aussi en lui une très forte connotation vitale et sexuelle, puisque Yesod reçoit toute l’énergie qui descend le long de l’Arbre depuis la Couronne et les colonnes latérales, et réunit de ce fait toutes les tendances masculines et féminines de l’être.

Au-dessus, à la croisée de toutes les séphiroth et au milieu de la colonne centrale, Tiphe’éret est le siège de la nature profonde de l’être, celle qui ne change pas au fil des ans.

En haut, Da‘at est un séphiroth particulier, qui n’est pas compté parmi les dix. Situé juste au-dessous de la Couronne, entre intelligence et sagesse, il représente non pas une caractéristique de l’être, mais un instant de vie qui peut ne se présenter qu’une seule fois : l’instant où des circonstances particulières font que, comme dans le jaillissement d’un éclair soudain, l’humain peut entrer en communication avec le Divin, ou Le voir face à face. Da‘at est assimilé à la connaissance et s’identifie à tout aspect de la conscience divine.

Le dixième séphiroth ramène à l’Unité les neuf précédentes. Il figure le sol sur lequel se dresse le porteur de la Couronne, c’est-à-dire l’Homme universel, le Grand Adam spirituel. Les dix sphères sont disposées en forme de triangle les unes par rapport aux autres. La seule sphère isolée est Malcut tout en bas, la dixième. Toutes s’articulent entre elles suivant 22 sentiers numérotés de 11 à 32 et correspondent aux arcanes majeurs du Tarot. Les triangles symbolisent les plans majeurs d’existence : le premier triangle formé par les sphères 1, 2 et 3, le Triangle céleste, représente le plan divin dans sa Trinité.

Le second (4, 5 et 6), Triangle de la moralité, s’apparente au plan mental. Le troisième (7, 8 et 9), Triangle mondain, représente le plan astral. La dernière sphère, Malcut, représente le plan d’existence physique et l’expérience. On obtient ainsi un système de quatre mondes. L’Arbre peut être apparenté à la concrétisation de la Création au travers du Tétragramme, de la Croix… Pour l’occultiste, il est en nous, et la seule activité qui vaille la peine est de le faire croître, fructifier, et que notre être intérieur soit éclairé par toutes les lumières de l'Arbre de la Vie.

Approche du symbolisme de l’Arbre de Vie.

L’Arbre est symbole de vie pour toutes les civilisations. La Bible, d’abord, les premiers chrétiens ensuite, ont utilisé ces symboles pour exprimer leur foi en la résurrection. Au Proche et au Moyen-Orient, il est symbole d’immortalité et souvent représenté entre deux prêtres qui poussent la contemplation jusqu’à l’adoration.

Souvent aussi il est figuré entre deux animaux affrontés : lions, taureaux, bouquetins, ou monstres (centaures), qui le gardent. Pour atteindre celui-ci et acquérir l’immortalité, il faut triompher des monstres, lutter contre le mal. Plus rarement on voit ce combat même de l’homme contre les animaux gardiens de l’Arbre de Vie, ou au contraire la lutte d’un dieu anthropomorphe protégeant l’Arbre contre un dragon : Georges.

Les textes égyptiens des pyramides connaissaient l’Arbre de Vie. Dans les tombes du Nouvel Empire, des peintures figurent un sycomore sacré, dont la déesse verse l’élixir de vie. Dans la tombe de Thoutmosis, l’arbre a une mamelle et allaite le pharaon pour lui conférer l’immortalité.

 

Le pilier Djed (stabilité en égyptien), si souvent rencontré dans l’iconographie égyptienne, est un symbole de l’Arbre de Vie, et joue un rôle important dans la résurrection d’Osiris. Au Moyen Empire il sera représenté dans les sarcophages à proximité de la colonne vertébrale du défunt, et au Nouvel Empire il est clairement identifié à la colonne vertébrale d'Osiris.

L’Arbre de Vie est aussi désigné sous le nom d’axe cosmique unissant le monde souterrain (par ses racines) au ciel (par ses branches), à travers la terre. Les trois régions cosmiques, ciel, terre et monde souterrain, sont ainsi traversées et reliées par un axe cosmique (du monde), mais pour une conscience religieuse archaïque, l’arbre est l’univers. Il le répète et le résume, en même temps qu’il le symbolise. L’arbre kabbalistique de la Vie a été conçu par le mysticisme israélite médiéval et, par un symbolisme complexe ; il relie les trois mondes : celui de Dieu, celui de l’homme et celui de l’univers.

En conclusion, cet arbre symbolique sert de refuge aux gnostiques, ils s’accrochent à ses branches. La kabbale est une figure dont la lecture doit se faire suivant un sens caché : le sens ésotérique. C’est là un diagramme fondamental où l’arbre y représente les Lois de l'Univers. Et, en fait de lois de l’Univers, vous allez prochainement constater combien nos scientifiques dits « modernes » se raccrochent encore à ses branches pourries.

Dans De la Cabale au progressisme, Julio Meinvielle (1905-1973), un théologien argentin, une des figures majeures de l’antijudaïsme catholique en Argentine, explique que le géocentrisme a longtemps été le modèle de la civilisation chrétienne, tandis que l’héliocentrisme provient de la Kabbale.

Ses propos seront étayés en 1844, dans De l’harmonie entre l’Église et la Synagogue, par Paul Drach, un rabbin converti au catholicisme, il affirmait que la Kabbale des grands prêtres hébreux enseignait le double mouvement (annuel et diurne) de la Terre.

Selon la Bible, la Terre est le centre de la Création, le marchepied de son Créateur. Elle ne pouvait pas tourner autour du soleil, qui était inexistant avant la quatrième Étape (jour symbolique). Pour étayer la crédibilité biblique, ajoutons un détail parmi tant d’autres, l’Ancien Testament écrit que le lièvre est un ruminant, ce que la science moderne reconnaîtra seulement dans les années 1950.

Regardons la taille des deux luminaires (soleil-lune). L’association parfaite entre le soleil et la lune, rend la vie possible sur Terre. La circonférence du soleil est de 4,379 x 106 km et celle de la lune est 400 fois plus petite, soit 10 948 km. Pourtant, malgré leurs différences, observées de la Terre les deux luminaires ont exactement la même circonférence. Lors des éclipses de soleil, la nuit recouvre la totalité de la Terre, centre de la Création. Le mot kosmos, signifie harmonie en grec. Nous ne sommes donc pas dans une construction relevant du hasard, comme les kabbalistes voudraient nous le faire croire, avec le mensonge du Big-bang.

On peut compter sur l’élite kabbaliste pour polluer l’esprit des hommes, qu’ils soient Chrétiens, Musulmans ou autres. Même Hollywood ne reprend jamais, dans un monde imaginaire, le schéma du géocentrisme. Ce serait trop dangereux peur eux. La Mecque du cinéma tout comme celle de l’ère spatiale ne sont que le prolongement de l’évolutionnisme et du darwinisme plébiscités par Marx et financés par Rockefeller.

Tous les récits de science-fiction sont bien organisés autour du même axe, comme si un chef d’orchestre donnait la mesure. La kabbale constitue un mensonge contre la VERITE. Elle et le Talmud, ne sont certainement pas là pour mettre en valeur le Verbe et Son livre ; la Bible. Je parlerai  un peu de ce « Bouquin » tant décrié, tant attaqué et tant ignoré dans un prochain article.

Fin

Olivier

 

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