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Soixante années d’histoire pour en arriver à ça ? Non merci les mondialistes ! (Partie 6)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Venons-en au paradoxe des paradoxe : celui voulant qu’à un moment où le chômage et la misère éclatent partout, la bourse semble se porter comme un charme. C’est en fait purement artificiel, mais derrière cet artifice se cache en réalité le loup. Le capitalisme est en train de crever. Pourquoi ? Parce que le prix des actions est surévalué. Il est lié à ces injections massives d’argent QE réalisées par les Banques Centrales. Cet argent reste dans les banques et les grandes entreprises, certainement pas dans la vie réelle. Pour faire simple, la planche à billets, la photocopieuse, fonctionne à plein régime, elle remplit la baignoire des riches qui le sont encore plus, pendant que la majorité : les 99% n’ont même pas droit à un malheureux lavabo.

Ce prix des actions dépend des taux d’intérêts, or, ils sont négatifs. Pourquoi ? Parce qu’il y a plus d’argent dans la baignoire qu’elle ne peut en absorber. C’est la rareté qui donne la valeur aux choses. Or, ce système capitaliste dépend entièrement en une grosse lapalissade du capitaliste rentier. C’est-à-dire de ceux qui touchent des intérêts sur l’argent placé. Si aucun intérêt n’est versé, le système se dégrade. Mais paradoxalement, dans le même temps, le prix des actions monte.

Une action n’est autre, au sein d’une entreprise, qu’un bilan de santé, une anticipation de sa rentabilité dans le temps : une idéologie. Tous les dividendes qui sont à venir représenteront en gros la valeur de l’action. Le taux d’escompte étant devenu négatif, lorsqu’actuellement on place de l’argent en banque, l’année suivante, il aura perdu de sa valeur.

Tout tourne autour de la façon dont la valeur d’une action est calculée. Une action à 5€ en 2019 sera calculée à 5€ en 2020, 5€ en 2021, etc. Mais quand on fait le calcul, on escompte ces sommes : ces 5€. Mais, avec des taux normaux, les 5€ de l’année suivante vaudront moins, ainsi de suite. En revanche, avec des taux négatif, lorsqu’on effectue le même calcul, les 5€ de 2020, en réalité vaudront 6€ en 2021, etc. Pourquoi ? Parce que si vous mettez votre argent en banque maintenant, il aura perdu de la valeur l’année prochaine à cause des intérêts négatifs.

Le taux d’escompte est devenu négatif. Ce qui signifie que lorsqu’on additionne les actions à 5€ d’une compagnie, l’année suivante elles vaudront peut-être 6€, l’année d’après 7, puis 8, etc. C’est ce phénomène qui gonfle artificiellement le prix de l’action.

Cela fonctionne sur l’idée reçue qu’il y aura toujours versement des dividendes, les entreprises étant, comme les banques, trop grosses pour mourir. C’est là une vision utopiste du capitalisme face à une économie mourante. Or, l’idée faisant de l’action un baromètre de l’économie ne marche que lorsque cette dernière est bien vivante. Nous vivons actuellement une période où les Etats sont de plus en plus souvent amenés à intervenir auprès des différents acteurs économiques : aides aux PME, RSA, chômage partiel, etc.

De plus, élément essentiel au phénomène, cela ne lui coûte plus rien de le faire avec des taux devenus négatifs. En effet, lorsque désormais, avec ces taux, on émet une obligation, elle rapporte plutôt qu’elle ne coûte. Une obligation d'Etat est un titre de créance qui est émis directement par un Etat (par exemple, la France) se positionnant alors comme emprunteur. De plus, l'obligation d'Etat présente généralement une très bonne sécurité puisqu'il est plutôt rare qu'un Etat fasse faillite. ...

Nous assistons alors à une nationalisation de fait de l’économie parce que les différents QE n’arrivent pas là où c’est vital pour le vrai fonctionnement d’une économie. Les travailleurs et consommateurs se voient entièrement floués dans cette histoire. Les 0,001% qui se gobergent achètent peut-être des yachts de luxe et des Ferrari mais ce marché reste restreint. Il s’effectue de plus sans transvaser une partie de leurs richesse vers l’intérêt commun.

Les mondialistes, voulant imposer leur dogme aux souverainistes, se sont rendus compte au travers du Covid qu’ils devaient pour un temps redevenir souverainistes. Chez nous, notre petit Jupiter mondialiste a redécouvert la protection des frontières et qu’il fallait renationaliser certaines productions dont les médicaments qui ne sont plus fabriqués en France mais essentiellement en Inde.

L’Histoire s’écrit toujours par le souverainisme et non par un mondialisme déraciné. Et ce phénomène se trouve parfaitement représenté dans la bataille entre Trump (souverainiste) et les Démocrates (mondialistes) qui sont en train de couler les USA.

C’est l’idée de la chanson « auprès de mon arbre je vivais heureux » qui ressort grandit de tout cela. C’est faire la pige à Soros qui voudrait voir disparaître les peuples en un grand mélangisme multiculturel autant que multi conflictuel. Société Covid et multiculturelle qui nous a été imposée, sans pouvoir discuter, et toujours par les mêmes : le ver dans le fruit.

Avec la chute du mur, et l'effondrement de l'idéologie communisme, le libéralisme s'est retrouvé triomphant, sans concurrence, en route vers le globalisme. L'idéologie libérale restait seule en course. Elle est devenue globale. La paix sociale fut alors achetée à coup d'aides ponctuelles, pour tenter de cacher un démembrement de l'Etat et le monstre réellement aux commandes en coulisses. Ces aides peuvent désormais disparaître, elles sont devenues inutiles pour une société écrasée où l'Etat est en passe de n’être définitivement qu'une structure d'implantation de décisions prises ailleurs. Nous n'en sommes plus loin. Du moins c’est ce dont rêve l’élite.

Ceux qui, actuellement, se vendent entre eux des actions à des tarifs prohibitifs jouent au jeu de la chaise musicale. Ils s’échangent entre eux la patate chaude, et à ce jeu, les plus riches raflent tout, jusqu’au séisme ultime dans lequel la rapacité engloutira les piliers soi-disant indestructibles de notre économie.

Tesla, Inc., initialement appelé Tesla Motors et ses voitures électriques, vaut ainsi autant en bourse que tous les principaux constructeurs de voitures au monde et qui vendent pour plus de 1300 milliards de dollars de voitures chaque année, là où Tesla n’en vend « que » pour 28 milliards ! Comment l’expliquer ? C’est de la spéculation et un pari sur le fait que dans cette guerre, les technologies Tesla, très en avance, seront dominantes, et que le monde devra passer par les brevets Tesla, comme lors de la bulle Internet.

Pour l’instant, faisant partie intégrante de ce système, les rentiers et le peuple trinquent à ce jeu de dupes, mais en réalité, c’est l’ensemble du système qui est désormais entièrement grippé.

À partir du moment où, en 2009, les banques centrales (BC) ont commencé à injecter des sommes colossales dans le système, elles ont servi presque entièrement à des banxters à jouer au casino de Wall Street et de la City. Nous avons été entièrement déconnectés de l’économie réelle. Je l’explique en détail dans le tome1 du Centième Gueux.

Cet argent n’est jamais arrivé pour augmenter les salaires et encore moins créer de l’emploi. RSA, chômage partiel, aides diverses et variées ont tous été les parents pauvres de ces fameux QE. À plus de 60% cet argent est parti au casino des subprimes et autres délires de roulettes russes de ces banquiers fous.

Les taux négatifs ont donc agit comme un poison injecté dans un corps déjà bien affaibli. Et, désormais, face à un mécanisme qui s’emballe, les Etats se trouvent gavés d’un argent qui ne doit pas être remboursé tout de suite et qui ne leur coute rien. Nous assistons, depuis 2009, à une fonctionnarisation de la plupart d’entre nous sous la forme de chômage et d’aides diverses.

Prendre la place de toutes ces grandes entreprises qui, jusque-là, ont toujours fait du chantage à l’emploi, coute de moins en moins cher aux Etats.

Où, désormais, vont pouvoir aller tous ces chefs d’entreprises qui se livraient à un chantage à l’emploi, dans un monde exsangue et débordant de travailleurs ? Que vont-ils devenir ces « too big to fail » ? Cette nationalisation s’effectue en sous-main et en coulisses, spécialité de l’oligarchie avide de dystopies. Et devant leur rêve, nous avons une Chine qui s’en sort haut la main face au Covid.  Pourquoi ? Parce qu’elle possède une organisation de type termitière, très efficace, mais qui ne laisse pas de place aux contradicteurs vites éradiqués du système.

La Chine est ce qui se rapproche le plus de ce socialisme dont rêvait John Maynard Keynes, qui fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l'un des acteurs clefs des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale. Un système très dur avec un haut niveau de surveillance qui fait saliver l’oligarchie mondialiste. Ainsi, cette convergence de faits très peu visibles en surface est en train, chez nous, de tous nous tirer vers le paradoxe chinois. Pourquoi paradoxe ?  Parce que la Chine, cette fabrication de l’Empire Britannique, est devenue une opportuniste, savant mélange entre ce socialisme keynésien et ce capitalisme autoritaire.

Face à ce constat, nous avons un monde qui a bien changé au cours de la dernière année. Il s’agit de changements irrévocables, irrécupérables, du type « on ne peut pas remettre le dentifrice dans le tube ». Avec la financiarisation, est mort le concept d’une économie post-industrielle où les nations peuvent rester riches sur la base d’une sorte d’adossement mutuel, ne produisant rien de tangible et n’échangeant que des services. Ajoutez à cela tous les trucs « virtuels » et « numériques » : tout cela n’est là que pour vous distraire pendant que le monde réel s’écroule autour de vous.

Suite ici : http://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/02/soixante-annees-d-histoire-pour-en-arriver-a-ca-non-merci-les-mondialistes-partie-7.html

Olivier

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