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Dis maman, ils avaient des enfants ? (Fin)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Retour à la première partie : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/06/dis-maman-ils-avaient-des-enfants-partie-une.html

L’usure ayant tout dévoré, les pays les plus riches, écrasés par le service de la dette détruisirent méticuleusement ce qu’il restait du tissu industriel, pour le convertir en actions plus lucratives, mais ne reposant que sur la spéculation : le néant des néolibéraux.  

Le crash qui se produisit en 2008 signa l’arrêt de mort de l’économie capitaliste.  La seule chose qui retarda ensuite l’échéance jusqu’à 2020, c’est qu’un grand pays nommé les États-Unis et son vassal nommé l’Europe se mirent tous deux à fabriquer du faux argent en faisant tourner la planche à billets à un rythme toujours plus vertigineux.

Une grosse banque appelée la FED s’est mise à racheter la quasi-totalité des actifs boursiers américains, afin d’éviter l’effondrement total de l’économie, mais au prix d’endetter toujours plus les citoyens américains et ceux du monde, en diluant toujours plus leur pouvoir d’achat.  Il n’était plus possible, au risque de détruire la planète, de faire une grande guerre comme les deux précédentes. Désormais, tous les pays étaient plongés dans les mêmes difficultés.

Tout comme pour les virus et les vaccins, les gens croyaient ce qu’on leur disait. Et, concernant l’argent produit à flot, c’était pareil : les gens pensaient qu’il s’agissait d’aider les États. Ayant atteint le bout du bout, craignant par-dessus tout un effondrement généralisé qui serait inévitablement cause de révoltes justifiées un peu partout, et donc de leur disparition, les vrais dirigeants de ce monde décidèrent de prendre les choses en main. Ou plutôt, ils accélérèrent la réalisation de leur PLAN multiséculaire. On aurait pu annuler les dettes sachant que personne ne pourrait jamais rembourser la dette colossale des États, mais ils ne l’ont pas fait.

-Pourquoi maman ?

-Eh bien tout simplement parce que les détenteurs de la dette, une toute petite brochette de fonds requins, de multinationales et de banques ne l’entendaient pas de cette oreille.  Ils voulaient le beurre et l’argent du beurre, et n’avaient pas l’intention de rien lâcher de ce qui constitue leur pouvoir de domination sur le monde. Ils étaient aidés en cela par ceux qui, comme concernant leur santé, avaient peur pour leur retraite.

-C’est quoi ?

-A l’époque, lorsque tu devenais vieux, tu arrêtais de travailler mais il te fallait de l’argent pour continuer à vivre. Ils appelaient ça « retraite ». Ainsi, pour beaucoup, ils pensaient que l’effacement de la dette signifierait aussi la disparition des fonds de pension qui reposent largement sur des produits financiers basés sur la dette, alors qu’il suffisait d’y consacrer seulement quelques pourcents des moyens consacrés au service de cette dette.

-Mais ceux qui avaient tout l’argent n’étaient pas nombreux, on aurait pu s’en débarrasser ?

-Exact ! mais cette petite élite ultra-minoritaire était forte par sa cohésion autour d’un projet (préserver leur domination à tout prix), ses moyens illimités, et son réseau de contacts s’étendaient dans toutes les strates du pouvoir autour du globe. Ils avaient pu mettre en place leurs hommes de paille : les fameux dirigeants politiques

Ceux qu’ils ne pouvaient acheter, ils les faisaient chanter. Quant aux peuples, ils utilisèrent la peur : une pandémie « gravissime » qui pourrait bien être la cause de millions de morts, mais dans le même temps on présenta ça comme une fenêtre qui permettrait l’instauration d’une société plus juste puisque contrôlée, dans laquelle il serait plus facile d’empêcher l’émergence des inévitables mouvements sociaux que la crise ne manquerait pas d’engendrer dans les années à venir.  Seulement, pour instaurer cette société-là, ce cauchemar, il fallait nécessairement en passer par la violation des droits humains

Ils ont poussé les dirigeants à tout fermer, quitte à écraser pour de bon ce qui restait de la classe moyenne, et dans le même temps, on incitait les États à s’endetter toujours plus pour distribuer du faux argent afin d’indemniser les entreprises lésées.  On parlait là de montagnes de dette qui étrangleraient toujours plus les États, les rendant d’autant plus tributaires des donneurs d’ordre. Le but invoqué était toujours l’intérêt supérieur.

Les gens pensaient que tous ces efforts étaient consentis pour le bien commun alors qu’en fait ils servaient seulement à consolider la position de l’élite prédatrice.

-C’est quoi le bien commun ?

-Pour nous c’est évident chérie, pas pour eux qui pensaient d’abord à leur intérêt personnel sans comprendre qu’en nuisant à autrui, c’est à eux-mêmes qu’ils nuisaient. Ils étaient hypocrites et présentaient donc l’ensemble des mesures comme une sorte d’opération de la dernière chance visant à minimiser l’impact de la crise, et de son cortège de victimes.  En fait, ils ne faisaient qu’huiler les mâchoires d’un piège destiné à l’humanité. Une des mâchoire était sanitaire tandis que l’autre était écologique.

-C’est bien l’écologie maman !

-Oui chérie, mais certainement pas cette écologie-là qui était trompeuse autant que tueuse. On avait mis dans la tête des gens que c’était eux le problème et pas les riches qui avaient bâtis leurs usines et s’étaient outrageusement enrichis avec.

C’était également un moyen trouvé par eux : les tortionnaires, pour ainsi passer de méchants à gentils sauveurs agissant dans l’intérêt des populations.

Mais là où grâce à leur argent ils étaient devenus très forts, c’est dans l’art d’hypnotiser les peuples à coups d’ingénierie sociale. Ils furent donc capables de pousser les dirigeants, hommes de paille, à commettre et à faire commettre par leurs subalternes des actions passibles de poursuites pénales, ce qui leur fermerait ensuite toute possibilité de retraite.  C’était une méthode mafieuse qui avait fait depuis longtemps ses preuves.

Les hommes de paille n’avaient que peu ou pas connaissance du PLAN de l’élite et le découvraient au fur et à mesure au travers des feuilles de route qui leur étaient transmises par d’obscurs cabinets conseils à la solde des donneurs d’ordre. Dans le pays où vivait ton aïeul, toute la crise sanitaire est l’enfermement des gens fut ainsi organisée par un comité de « médecins et scientifiques » tous vendus à ce qu’il appelait Big pharma.  

-Finalement maman, ces hommes politiques étaient tous aussi manipulés que les gens, mais à un autre niveau. Pour l’argent et un certain pouvoir ils avaient perdu l’essentiel !

-Exact chérie ! Ils avaient perdu l’essence du Ciel. C’est un peu l’histoire de la grenouille qu’on met à cuire doucement dans la casserole.  Peu importe, en fait, parce qu’il ne leur sera pas donné le choix de revenir en arrière.

-C’est quoi cette histoire de grenouille ?

-Une métaphore chère à ton aïeul, ma chérie !

-Une méta quoi ?

-Une image valant mille mots, et capable de faire comprendre en un éclair une idée forte.

Tous furent les victimes d’une guerre psychologique visant à briser la résistance des peuples avant de les mettre en esclavage. 

-Comment tout cela a fini maman ?

-Ça c’est une autre histoire ma chérie, beaucoup n’y croiraient pas.

-Comment s’appelait mon aïeul, l’écrivain, maman ?

-Il s’appelait Olivier, mon amour.

Fin

Olivier

 

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