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Les prophètes du Diable. (Partie 22)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Le Sionisme aux manettes du monde.

Retour à la première partie : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/10/les-prophetes-du-diable.partie-1.html

Face à ce constat, il était évident que le gouvernement turc pourrait se sentir obligé de défendre vigoureusement son règne en Palestine et en Syrie. Il était donc urgent pour le Sionisme de convaincre la Turquie qu’il serait important pour elle d’avoir en Palestine et en Syrie un bras armé bien organisé qui résisterait à toute attaque contre l’autorité du sultan.

Côté allemand, le kaiser entreprenait de forger une alliance avec la Turquie dans le cadre de son conflit avec la France et la Grande-Bretagne au sujet du contrôle du Moyen-Orient, le mouvement sioniste se comporta de la même manière auprès de l’Allemagne impériale qui traina à prendre une décision oscillant entre sionisme et sultanat.

Mangeant à tous les râteliers arriva néanmoins 1914.

Le Sionisme était déjà engagé très loin dans son offre parallèle pour enrôler l’Empire britannique dans une entreprise de démolition de l’Empire ottoman avec son aide. Chaim Weizmann, qui devait devenir président de l’Organisation sioniste mondiale, obtint enfin des Anglais ce qu’ils souhaitaient tous. Le 2 novembre 1917, la déclaration Balfour était publiée.

Navigant entre cynisme et contradictions habituelles, les Sionistes éludaient leur véritable intention : l’expulsion total des « non-juifs » de leur « terre ancestrale ». Sur ce point, Britanniques et Sionistes purent se donner la main tant leur comportement fut similaire dans leurs plans pour la population palestinienne.

A l’époque de la déclaration Balfour, l’Empire britannique occupait la majeure partie de l’Empire ottoman au Moyen-Orient. Les Britanniques avaient réussi à enrôler les dirigeants arabes contre les Turcs sous leur direction en échange de promesses sur « l’auto-détermination ». Usant des mêmes stratagèmes, les Anglais avaient aussi réussi à utiliser les sionistes pour obtenir leur soutien contre l’Allemagne impériale.

Un jeu auquel les plus gros capitalistes et banquiers juifs aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne avaient tous répondu présent. Avec Weizmann, ils se préparaient à utiliser la colonisation sioniste de la Palestine comme l’instrument de leur contrôle politique sur la population palestinienne.

La relation méconnue entre le mouvement sioniste et les colons sud-africains constituait un facteur particulier à cet accord secret entre Balfour et la direction sioniste pour bafouer les Palestiniens. Weizmann allait également y jouer un rôle certain par l’intermédiaire de son ami intime et futur Premier ministre de l’Afrique du Sud, le général Jan Smuts.

A la fin du 19e siècle, une importante population juive, venue en particulier de Lithuanie, s’était installée en Afrique du Sud. Le sionisme considérait cette population comme particulièrement sensible aux idées sionistes du fait de son statut déjà établi de colons en Afrique du Sud. En identifiant le Sionisme avec l’idéologie des colons sud-africains, Weizmann était dans la lignée de l’admiration exprimée auparavant par Théodor Herzl pour celui dont j’ai déjà beaucoup évoqué le nom dans mes livres : Cecil Rhodes. Un grand ami des Rothschild de l’époque qui représentait pour Herzl la quintessence de l’idéologie coloniale.

Avec les Britanniques, les Sionistes recevaient à présent un soutien sur la base de leur conquête du pays. En 1917 il y avait plus de 50000 juifs en Palestine et 650 000 Palestiniens arabes. En 1922, il y avait plus de 80 000 juifs pour 660 000 Arabes. En 1931, il y avait 175 000 juifs et 750 000 Arabes. Néanmoins, bien qu’une grande partie des capitaux juifs étaient alloués aux zones rurales, et malgré la présence des militaires anglais et, comme en France actuellement, l’immense pression exercée par la machine administrative en faveur du sionisme, il n’obtinrent que des résultats minimes en ce qui concerne la spoliation des terres.

De fait, ils asphyxièrent sérieusement les paysans autochtones en dégradant le statut de la population rurale arabe. L’acquisition sioniste de terres agricoles ou urbaines passa de 30 000 hectares en 1929 à plus de 110 000 hectares en 1930. Ces pourcentages achetés étaient insignifiants mais ciblés, car l’expropriation de presque un tiers de la terre arable conduisit à un appauvrissement sévère des paysans arabes et des bédouins. En 1931, 20 000 familles paysannes avaient été évincées par les sionistes.

Les Britannique encourageaient la déstabilisation économique de l’économie palestinienne grâce à un statut privilégié des capitaux juifs, leur accordant 90 % des concessions en Palestine. De quoi en arriver rapidement à phagocyter toute l’infrastructure économique du pays. Comment réalisèrent-ils cela ?

Les importations pour l’industrie sioniste étaient exemptées de taxes. Et le tout était assorti d’un Code du travail discriminatoire pure émanation de l’apartheid sud-africaine à l’encontre des arabes. Le résultat en serait un chômage à large échelle et des conditions inférieures au niveau de vie moyen pour les arabes. Arriva donc ce qui devait arriver comme chez nous très prochainement (C’est d’ailleurs ce qu’ils veulent).

Un vaste soulèvement palestinien commença et dura de 1936 à 1939. Les paysans quittèrent leurs villages pour rejoindre le maquis qui se formait dans les montagnes. Les nationalistes arabes de Syrie et de Jordanie participèrent bientôt à la bataille. La réaction britannique fut immédiate et extrêmement brutale, une vaste répression se déchaîna.

Quiconque était suspecté d’organiser ou de sympathiser avec la grève générale ou tout autre acte de résistance était emprisonné. On fit sauter les maisons dans toute la Palestine. Une grande partie de la ville de Jaffa fut détruite le 18 juin 1936 par la perfide Albion, laissant 6 000 personnes sans abri. Les habitations dans les communautés environnantes furent également détruites.

A la fin de l’année 1937 et au début 1938, cependant, et comme pour l’oncle Sam en Afghanistan, les forces britanniques étaient en passe de perdre le contrôle de la révolte populaire armée. C’est à ce moment-là que les Britanniques commencèrent à s’appuyer sur les sionistes déjà plus qu’exécrables contre la population indigène. Ils jouèrent alors un rôle plus important dans l’escalade de la répression qui devait inclure des arrestations massives, des assassinats et des exécutions.

Les sionistes étaient intégrées aux services secrets britanniques et devinrent une sorte de milice SS, l’organe de police d’une répression britannique draconienne. Une « Force » fut établie pour fournir une couverture à la présence armée sioniste encouragée par les Britanniques. En été 1937, elle fut baptisée Force de défense des colonies juives, puis, plus tard, Police de la colonie.

Ben Gourion la considérait alors comme un « cadre » idéal pour l’entraînement de la Haganah. Quant à l’Irgoun, elle serait une organisation armée de la droite sioniste en Palestine mandataire, née en 1931 d’une scission de la Haganah, et dirigée à partir de 1943 par Menahem Begin. C’est un officier britannique du nom de Charles Onde Wingate, qui en avait la responsabilité, et fut en fait le fondateur de l’armée israélienne. Il entraîna des personnages comme Moshe Dayan pour le terrorisme et l’assassinat.

En 1947, il y avait 630 000 juifs et 1 300 000 Palestiniens arabes. Ainsi, à l’époque de la partition de la Palestine par les Nations Unies en 1947, les juifs représentaient déjà plus de 30 % de la population. C’est cette décision de partition de la Palestine qui allait (bibliquement) redonner vie à la Bête. Elle fut mise en avant par les grandes puissances impérialistes et Staline, donnant près de 55 % des terres cultivables au sionisme.

Bien avant que l’Etat d’Israël ne soit établi, l’Irgoun et la Haganah s’étaient déjà emparés des 3/4 des terres et avaient expulsé tous ses habitants dans des conditions atroces. En 1948, il y avait 475 villes et villages palestiniens. 385 d’entre eux furent entièrement démolis. 90 ont continué à exister, mais privés de leurs terres. Dès cette époque, le « rapport Koenig » exprimait très limpidement cette politique de terre brulée avec brutalité « Nous devons utiliser la terreur, l’assassinat, l’intimidation, la confiscation des terres et la suppression de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe. »

Plus tard, dans les années soixante, les propos se firent encore plus explicites. Raphaél Eitan, chef d’état-major des Forces armées israéliennes, proclamait ainsi : « Nous déclarons ouvertement que les Arabes n’ont aucun droit à s’établir ne serait-ce que sur un centimètre d’Eretz Israël. Vous autres bonnes âmes et modérés devriez savoir que les chambres à gaz d’Adolf Hitler seraient pour eux un palais de récréation... La force est la seule chose qu’ils comprennent et qu’ils comprendront jamais. Nous utiliserons la force extrême jusqu’à ce que les Palestiniens viennent nos pieds en rampant. »

Ce « brave homme » précisa même au Comité de la Knesset pour les Affaires étrangères et la Défense : « Lorsque nous aurons pacifié le pays, tout ce que les Arabes pourront faire ce sera de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille. »

Mais revenons à des faits plus « serins ». Ben Gourion est le fondateur de l'État d'Israël, dont il proclamera l’indépendance le 14 mai 1948. Il en sera Premier ministre de 1948 à 1954 et de 1955 à 1963. Il sera le deuxième Premier ministre, après Benyamin Netanyahou, à être resté le plus longtemps en fonction.

Ce « brave homme » ne tardait pas d’éloge concernant son rôle. C’est donc lui  qui formula très clairement la stratégie sioniste: « Après être devenus une force importante grâce à la création de l’Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons à toute la Palestine. L’Etat ne sera qu’une étape dans la réalisation du Sionisme et sa tâche est de préparer le terrain à l’expansion. L‘Etat devra préserver l’ordre - non par le prêché mais par les mitrailleuses. »  

Et c’est en mai 1948 qu’il présenta toutes ses « joyeusetés » à l’état-major suprême : « Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but c’est d’écraser le Liban, la Cisjordanie et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner. Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion arabe, éliminerons la Cisjordanie ; la Syrie tombera dans nos mains. Nous bombarderons alors et a avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie et le Sinaï. »

Les Palestiniens seront effectivement chassés. Entre le 29 novembre 1947, lorsqu’un repère de francs-maçons nommé les Nations Unies divisa la Palestine, et le 15 mai 1948, lorsque l’Etat fut formellement proclamé, sionistes et milices s’étaient déjà emparés de 75 % de la Palestine, en chassant 780 000 pauvres Palestiniens. Ce fut un carnage trop souvent éludé : une succession de massacres permanents au fur et à mesure que les villages étaient balayés l’un après l’autre. La tuerie avait pour but de susciter l’effroi et pousser la population à fuir pour sauver sa vie. Le commandant de la Haganah, Zvi Ankoni, décrira la « chose » : « J’ai vu des parties génitales tranchées et des femmes éventrées... C’étaient des meurtres purs et simples. »

À SUIVRE SI ON ME LAISSE ENCORE ECRIRE.

« Victime de mon succès », je fais l’objet d’un déréférencement Sauvage de la part des GAFAM, si vous désirez m’aider, le minimum que vous puissiez faire, c’est de cliquer sur les liens si dessous afin de faire remonter mon référencement. D’avance merci.

Olivier

Suite ici : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/11/les-prophetes-du-diable.partie-23.html

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