Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les prophètes du Diable. (Partie 24)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Le Sionisme aux manettes du monde.

Retour à la première partie : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/10/les-prophetes-du-diable.partie-1.html

En mai 1935, Reinhardt Heydrich, chef du Service de Sécurité S.S., écrivit un article dans lequel il séparait les juifs en « deux catégories ». Les juifs qu’il aimait étaient les sionistes « Nos bons vœux et notre bonne volonté leurs sont acquis ».

En 1937, la milice ouvrière « socialiste » sioniste, la Haganah (fondée par Jabotinsky) envoya un agent (Feivel Polkes) à Berlin, offrant d’espionner pour le compte des S.S. Pourquoi ? Toujours pour le fric : en échange du déblocage de richesses juives pour la colonisation sioniste.

Concernant notre « bon » Jabotinsky, j’allais en oublier « une bien bonne » ! Cette anecdote puante de machiavélisme prouve à elle seule cette stratégie typique d’enrôlement des ennemis virulents des juifs en Europe, et d’alignement sur les mouvements et régimes les plus pervers pour patronner financièrement et militairement une colonie sioniste en Palestine.

Simon Petilura était un fasciste ukrainien qui dirigea personnellement près de 900 pogroms particuliers qui aboutirent à la mort de 28 000 juifs. Jabotinsky négocia une alliance avec lui, proposant qu’une force de police juive accompagne les forces de Petilura dans le combat contre-révolutionnaire contre l’Armée rouge et la révolution bolchevique - ce qui signifiait assassiner les paysans, les ouvriers et les intellectuels partisans de la révolution.

Et pour en revenir aux relations avec les nazis, Adolf Eichmann fut invité en Palestine par les soins de la Haganah. Feivel Polkes, l’espion sioniste délégué à la SS informa Eichmann que « Les cercles nationalistes juifs sont très satisfaits de la politique radicale de l’Allemagne, car la population juive en Palestine sera de ce fait tellement accrue que dans un futur proche les juifs pourraient compter sur une supériorité numérique face aux Arabes. »

Trahissant de manière éhonté les juifs d’Europe, la liste des actes de collaboration des sionistes avec les nazis est donc longue. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ? La rhétorique sioniste justifiant l’État d’Israël était qu’il avait été conçu comme un refuge pour les juifs persécutés. Ces malheureux devaient venir chercher refuge au sein de la Bête. Plus les juifs d’Europe seraient malmenés, et plus leur cause s’en trouverait boostée.

Comprenez le bien, tout effort pour les sauver serait une menace pour leur mouvement tout entier. Si les juifs d’Europe étaient sauvés, ils voudraient aller ailleurs et l’opération de secours n’aurait rien à voir avec le projet sioniste de conquête de la Palestine.

Bien entendu, à cette époque, il n’y a pas que les Sionistes qui brossaient les nazis dans le sens du poil. Les Islamistes avaient eux-aussi des relations secrètes avec eux. Le Grand Mufti de Jérusalem entretenait des liens étroits avec le régime nazi parce qu’il avait des liens de parenté directe avec de nombreux leaders importants du monde palestinien, en commençant par Yasser Arafat, dont il était l’oncle, et Fayçal Huseyni, dont il était l’aïeul.

Cette parenté n’est pas sans effet, puisqu’elle sera plus tard revendiquée par Arafat, comme par la famille Huseyni. Ainsi, la figure  du Mufti est encore aujourd’hui revendiquée par l’idéologie palestinienne comme celle d’un héros dont le modèle perdure en dépit ou en raison de son engagement pronazi. Il faut donc rappeler l’idéologie et les actions entreprises par le Mufti pour appréhender ce qu’un tel modèle implique comme programme.

Pendant la seconde guerre mondiale, Hitler eut plusieurs projets de « réserve de Juifs », un territoire où ils seraient « parqués », surveillés comme des animaux dans une réserve naturelle, avec l’interdiction de quitter ce pays. Goebbels tenta même de convaincre Hitler de renoncer à la solution finale et d’appliquer le plan « de l’Afrique du Nord », qui prévoyait la mise en place de ce projet vraisemblablement au Maroc. La seconde solution concernait Israël.

Les exigences nazies comportaient aussi le paiement d’une rançon par juif, qui rendit le départ massif de Juifs vers Israël virtuellement impossible. Cependant, ce furent les Arabes et non les Sionistes qui amenèrent les Nazis à revoir leur position « pro sioniste ». Entre 1933 et 1936, plus de 164 000 immigrants juifs arrivèrent en Palestine. La minorité juive se développa jusqu’à passer d’une proportion de 18% de la population en 1931, à 29,9% en décembre 1935, de sorte que les Sionistes purent envisager qu’ils constitueraient la majorité de la population dans un futur assez proche. Les Arabes réagirent très vite face à ces statistiques.

Il n’avaient jamais accepté le mandat britannique sur la Palestine et son but déclaré d’y créer un foyer juif. La politique des Arabes de Palestine suivait une logique de clan. Le clan le plus nationaliste était celui des Husaynis, sous l’égide du Mufti de Jérusalem, al-Hajj Amin al-Husayni. Il se méfiait de toute réforme sociale qui pourrait mobiliser la masse paysanne illettrée des paysans Arabes palestiniens. Il se mit donc en quête d’un soutien extérieur pour contenir des soulèvements internes. Son choix se porta sur l’Italie.

Cependant, le projet allemand pour créer une réserve de Juifs, ainsi que la présence de troupes allemandes en Égypte, favorisèrent la prise de contact des nazis avec le grand Mufti  pendant la guerre ! Le Mufti avait, quant à lui, ses propres visés sur les possibilités offertes par sa collaboration avec le régime nazi.

Le 21 juillet 1937, il décida de resserrer ses liens avec l’Allemagne en rendant une visite officielle au Consul général allemand en Palestine. Bien que les Allemands aient officiellement refusé de changer leur politique, ils décidèrent de porter plus d’attention à la Palestine. La révolte arabe de 1936-1939 avait déjà bénéficié de l'appui direct, financier et militaire, de l'Allemagne et de l'Italie.

Le 20 novembre 1941, le ministre allemand des affaires étrangères, Ribbentrop, reçut le Mufti à Berlin. Leur conversation fut un préalable à la conversation du Mufti avec Hitler.  Sponsorisé par l’Allemagne nazie, il étendit alors ses velléités vers le Moyen Orient mais aussi vers les autres zones géographiques juives. Allant de la propagande radio, à l’espionnage, ses activités visaient à organiser des Musulmans en unités militaires dans les pays occupés par les forces de l’Axe.

Sa plus grande réussite fut le recrutement de dizaines de milliers de Musulmans en Bosnie-Herzégovine et en Albanie pour les Waffen SS. Ses légions arabes participèrent plus tard au massacre de dizaines de milliers de Serbes, de Juifs et de bohémiens. En 1943, il y avait 20 000 musulmans sous les drapeaux allemands et sa «division » de Waffen SS, les Handshar. Mais l’aventure des Balkans ne constituait qu’une partie de l’activité du Mufti, dont les préoccupations étaient centrées sur les Juifs de toute la planète.

A Berlin, en 1943, dans le grand hall de la Luftwaffe, le Mufti s’attaqua à « la conspiration anglo-saxonne et juive », et déclara que le traité de Versailles était un désastre à la fois pour les Allemands et les Arabes. Mais les Allemands, dit-il, savaient se débarrasser des Juifs. Le 1er mars 1944, il ajouta à la radio : «Arabes, soulevez-vous et battez-vous pour vos droits sacrés. Tuez les Juifs là où vous les trouverez. Cela est agréable à Dieu, à l’Histoire, et à la religion. Cela sauve votre honneur. » Le Mufti participait déjà à la solution finale. Il rendit même visite à Auschwitz où il encouragea les gardes en leur enjoignant de travailler encore plus.

Les conséquences de ces actes de collaboration avec les nazis au cours des années 30 furent que lorsqu’on envisagea une modification des lois sur l’immigration aux États-Unis et en Europe occidentale pour fournir un refuge aux juifs persécutés, ce furent les sionistes qui organisèrent activement l’arrêt de ces efforts.

Ben Gourion s’adressant à un rassemblement sioniste  de Grande-Bretagne en 1938 déclara : « Si je savais possible de sauver tous les enfants actuellement en Allemagne en les faisant venir en Angleterre et seulement la moitié d’entre eux en les transportant en Israël, eh bien j’opterais pour la seconde solution ».

Cette obsession de la colonisation de la Palestine et de l’écrasement des Arabes conduisit le mouvement sioniste à s’opposer à toute tentative de sauver les juifs face à l’extermination, parce que les possibilités de détourner vers la Palestine une main-d’œuvre sélectionnée en auraient été entravées. De 1933 à 1935, on comprend dès lors la motivation de l’Organisation sioniste mondiale qui refusa donc les deux tiers des juifs allemands qui sollicitèrent un certificat d’immigration.

A la place de ces juifs confrontés à l’extermination, elle fit venir en Palestine 6 000 jeunes sionistes entraînés en provenance des USA, d’Angleterre ou autres pays sans danger. Pire, non seulement elle ne chercha aucune alternative pour les juifs confrontés à l’holocauste, mais encore les dirigeants sionistes s’opposèrent-ils de façon belliqueuse à tous les efforts pour fournir un refuge aux juifs en fuite.

En 1943 encore, alors que les juifs d’Europe étaient exterminés, le Congrès US proposait de constituer une commission pour « étudier » le problème. Rabbi Stephen Wise, qui était le principal porte-parole américain du Sionisme, vint à Washington pour déposer contre cette loi de sauvetage des juifs parce qu’elle détournerait l’attention de la colonisation de la Palestine.

À SUIVRE SI ON ME LAISSE ENCORE ECRIRE.

« Victime de mon succès », je fais l’objet d’un déréférencement Sauvage de la part des GAFAM, si vous désirez m’aider, le minimum que vous puissiez faire, c’est de cliquer sur les liens si dessous afin de faire remonter mon référencement. D’avance merci.

Olivier

Suite ici : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2021/11/les-prophetes-du-diable.partie-25.html

Commenter cet article