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Mais qui es-tu tonton, d’où venez-vous, toi et tes idées ? (Partie 4)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Retour au premier article : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/05/mais-qui-es-tu-tonton-d-ou-venez-vous-toi-et-tes-idees-partie-1.html

Ce qu’il est important de garder à l’esprit, c’est qu’à travers tout ce processus post-1971, le capitalisme lui-même a été lentement transformé en une bombe à retardement qui ne pouvait que s’effondrer. Cela signifie que c’est une erreur fatale de considérer les abus de la mondialisation ou l’effondrement en cours comme des erreurs, mais plutôt comme la conséquence voulue de la conception même du système.

Les États-nations occidentaux ont perdu leur souveraineté économique en vendant leur avenir au prix de marchandises bon marché provenant de l’étranger, ce qui les a rendus dépendants du maintien des nations pauvres dans la pauvreté et de la main-d’œuvre bon marché (les nations en développement et en voie de modernisation ont tendance à produire une main-d’œuvre qualifiée et bien payée, ce qui n’a rien à voir avec une république bananière).

Ainsi, l’humanité a glissé de plus en plus dans une cage de « fin de l’histoire » qui a finalement cherché un nouvel ordre mondial pour remplacer l’ancien ordre des États-nations et des démocraties qui avaient gouverné les deux siècles précédents. Il y a eu un contrôle supranational plus centralisé des États-nations par l’oligarchie financière sous couvert d’accords de « libre-échange » tels que l’ALENA et Maastricht au début des années 1990.

Il s’agissait bien sûr de la tendance quasi inéluctable après la désintégration de l’Union soviétique (et la reproduction de la mondialisation occidentale dans la courte période de la thérapie de choc des années 1990 en Russie). Je dis heureusement « quasi-inéluctable » car quelque chose de très spécial et d’inattendu est venu faire dérailler ce plan en 2013.

Je fais ici référence au moment où Xi Jinping a fait savoir au monde que la Chine ne continuerait pas indéfiniment à être un réservoir de main-d’œuvre bon marché de l’Occident et qu’au lieu de cela, un nouveau programme baptisé « Initiative de la nouvelle route de la soie » a été dévoilé comme la force motrice de la politique étrangère de la Chine. Ce programme a rapidement fusionné avec l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie et a rallié 140 nations du monde à son système d’exploitation, dont les ramifications s’étendent jusqu’à l’Arctique sous le nom de « Route de la soie polaire ».

Le système multipolaire de l’Eurasie, qui avait lentement progressé entre 1999 et 2013, a commencé à prendre un rythme de croissance accéléré, avec de nouvelles institutions financières, des projets d’infrastructure à grande échelle et de nouvelles plateformes diplomatiques construites en cours de route.

En 2015, la Russie et la Chine avaient créé leurs propres alternatives à SWIFT, contrôlée par les États-Unis, et la même année, la Russie est entrée en Syrie pour défendre le principe de la souveraineté nationale. Maintenant, la Russie et la Chine, toutes deux encerclées par le complexe militaro-industriel américain, ont publié une puissante déclaration commune établissant un manifeste pour un nouveau système d’exploitation qui consacre le principe des États-nations souverains, et des activités qui favorisent la coopération gagnant-gagnant et la croissance démographique comme socle de l’ordre.

Ainsi, lorsque Guterres fait dans son froc en se plaignant du danger de l’émergence de deux systèmes opposés, ou lorsque ceux qui manipulent Biden promeuvent des sommets sur la démocratie qui excluent toutes les nations du monde qui ne veulent pas être sacrifiées sur l’autel de Gaïa, vous pouvez être sûrs que c’est parce que quelque chose de compatible avec la dignité humaine a émergé.

Les mouvements de liberté qui surgissent actuellement de part et d’autre de l’Atlantique pourraient-ils forcer les éléments de la classe politique qui n’ont pas perdu leur humanité au profit d’un engagement du Forum économique mondial visant à tout assimiler dans un sacerdoce transhumaniste unipolaire ?

Cela reste à voir.

Et qu’on ne vienne surtout pas me taxer de complotiste devant tous les FAITS qui s’égrènent de plus en plus vite. Ce sont nos dirigeants les complotistes, lorsque je constate qu’en Italie, le portefeuille du citoyen vertueux (smart citizen wallet) est aujourd’hui actif à Rome en phase expérimentale devant le silence absolu des médias. Les citoyens seront récompensés s’ils trient les déchets, s’ils utilisent les transports en commun, s’ils gèrent bien l’énergie, s’ils ne subissent pas de sanctions de la part de l’autorité municipale, s’ils sont actifs avec la Carte Culture.

En échange de ce « comportement vertueux », le bon citoyen à la chinoise se verra gratifier d’un « crédit » qu’il pourra ensuite «dépenser » en échange de divers « avantages » : remises sur des transports publics, sur les activités culturelles etc. Il s’agira ainsi «d’utiliser le Big Data pour récompenser les citoyens vertueux avec des facilités et des remises. » Cette surveillance bienveillante sera mise en place à Bologne dès l’automne prochain. Juste à temps, donc, pour la saison du covid et le retour des inévitables « gestes barrières », quarantaines, codes QR, etc.

Le Great Reset de Klaus Schwab et Thierry Malleret a fait couler beaucoup d’encre. Schwab et Malleret entendent construire sur de nouvelles bases (Build Back Beter). Mais au plan économique leur table rase n’en est pas une. Elle met en valeur, dans un mouvement que le covid a accéléré, certaines tendances lourdes des deux dernières décennies, comme la financiarisation et la digitalisation.

Comme les taux d’intérêt sont à des niveaux très faibles, quand ils ne sont pas négatifs, il serait regrettable de ne pas s’endetter, notamment pour acheter un bien immobilier, pour paraphraser Alan Greenspan au milieu des années 90.

Et ainsi, tout achat devient prêt, abonnement, leasing, crédit revolving… Dans les petites vidéos très divertissantes qui figurent sur le site internet du World Economic Forum, on trouve cette vision réjouissante du futur : « You will own nothing and you will be happy » (qu’on peut traduire par : vous ne posséderez rien et/mais vous serez heureux).

Quant à la digitalisation, elle apporte des gains de productivité qui faisaient cruellement défaut au capitalisme de la période récente. Mais on peut s’interroger sur les conséquences de l’absence d’interaction professionnelle sur un lieu dédié au travail. Surtout, elle mène tout droit à la surveillance, comme s’en félicite dans le Financial Times l’autre gourou de l’époque, Yuval Noah Harari.

La crise a renforcé les entreprises multinationales, et pas seulement les géants de la Silicon Valley, au détriment des entreprises modestes. Les vagues de faillites ont été reportées grâce aux aides budgétaires. La bande du tonton souhaite surtout maintenir leur capitalisme d’extraction. Les ficelles sont un peu grosses. En 2020, la Chine RESTAIT la seule économie à demeurer en croissance. De la même manière qu’en 2008, peut-on considérer que cette crise sanitaire et économique lui profite ?

Pour la deuxième fois, le président Xi a tenu la vedette lors de son intervention au forum de Davos. Il y a appelé, dans des propos repris plus tard par Angela Merkel, à la neutralité de l’Europe et recommandé aux grandes puissances de la mesure dans leurs relations avec les nations plus faibles, cela au moment même où la Chine redoublait d’agressivité envers l’Inde ou l’Australie.

La diplomatie du masque a muté en diplomatie du vaccin. Le lobbying chinois reste intense en Allemagne, et la Serbie, mise au ban de l’Europe dans les années 90, offre le visage parfait du vassal de Pékin : patrouilles de policiers chinois à Belgrade, caméras de surveillance chinoises dans tout le pays et utilisation  médiatisée du vaccin chinois. Les nouvelles routes de la soie ne passent pas loin.

Pour nombre d’autres capitales, Pékin présente l’avantage de ne pas être une démocratie et, à ce titre, de ne pas s’immiscer dans la gestion des affaires locales autrement que pour un gain économique. À ce titre, la Chine a renfloué la Turquie à hauteur de 400 millions de dollars l’année dernière, et fait main basse au passage sur des infrastructures.

Autre tendance lourde plus récente : le réveil des Américains face à la Chine. À la faveur du covid, on n’a pas assisté à un renforcement de la coopération internationale. C’est désormais Éric Schmidt, ancien dirigeant de Google et proche d’Obama, qui recommande de renforcer la lutte contre le vol de propriété intellectuelle et de maintenir le quasi-embargo sur les composants électroniques mis en place par l’administration précédente.

En 2014, nous avons assisté à un coup d’état en Ukraine, sont alors arrivés des hordes nazis soutenus par les merdias occidentaux. Prouvant aux yeux du monde que le néonazisme est compatible avec l’occident néolibéral, la Bête immonde est non tolérée en France mais pas en Ukraine ou son aspect antirusse lui apporte une certaine légitimité le tout baignant dans l’ingénierie sociale la plus crasse.

C’est un système perverti au sein duquel les termes atlantiste, européiste, mondialiste, soutiennent d’un côté des idées qu’ils dénoncent d’un autre. Ce système le fait au gré de ses intérêts prouvant ainsi que putschs, changements de régime et révolutions ne servent que des intérêts toujours supérieurs. On parle ici de suprématisme, fil d’Ariane du transhumanisme de l’occultisme et de l’ingénierie sociale qui prônent tous le dépassement de la condition humaine mise au service d’une caste, toujours la même. Afin de garder son leadership l’élite nécessite des moyens technologiques toujours plus invasifs pour la masse.

C’est l’état du « scientifique » qui fait consensus à un moment donné permettant par exemple à un Hitler de vouloir par ce biais améliorer la race blanche. Le suprématisme est toujours affecté des mêmes problèmes idéologiques. Que ce soit l’Allemagne du 3e Reich ou l’apartheid d’Afrique du sud ou bien d’autres encore. L’apartheid était une politique de « développement séparé » affectant, selon des critères raciaux ou ethniques, les populations du pays dans des zones géographiques déterminées.

À SUIVRE SI ON ME LAISSE ENCORE ECRIRE.

« Victime de mon succès », je fais l’objet d’un déréférencement Sauvage de la part des GAFAM, si vous désirez m’aider, le minimum que vous puissiez faire, c’est de cliquer sur les liens si dessous afin de faire remonter mon référencement. D’avance merci.

Olivier

Suite ici :https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/05/mais-qui-es-tu-tonton-d-ou-venez-vous-toi-et-tes-idees-partie-5.html

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