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Souviens-toi mon ami (e) ! (Partie 3)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Il fut un temps, « it's long long time ago », où les banques prêtaient de l’argent à des taux d’intérêt positifs, il était alors investi dans des activités productives, ce qui entraînait une croissance économique, et la croissance économique rendait les revenus futurs plus importants que les actuels, ce qui rendait ces prêts relativement moins importants au fil du temps et plus faciles à rembourser. Ce temps est révolu, remplacé par une époque où des avortons sont en charge de tout réduire au Chaos.

Nous vivons dans un paradigme, il y a quelques jours encore mes compatriotes se sont déplacés aux urnes afin de lui donner encore quelques années de subsistance, tous persuadés pour la plupart que sans lui, ils se verraient atomiser comme dans la Guerre des Mondes.

Or, il s’avère que la démocratie occidentale n’est pas du tout dirigée par le peuple (cela s’appelle le populisme et est considéré comme très mauvais) mais par un gouvernement amplement dominé par les intérêts du capital privé. À son tour, le marché libre n’est pas libre du tout mais est en fait un système gouvernemental occidental mis en place et géré par ce même gouvernement dominé par les intérêts du capital privé : un système parasitaire qui impose une certaine hiérarchie mondiale.

La souveraineté y est soigneusement rationnée et les nations qui tentent de l’exercer sans recevoir une dispense spéciale d’en haut sont sanctionnées et, si cela ne fonctionne pas, bombardées pour les soumettre.

Au sommet de la hiérarchie mondiale se trouvent les Anglos de la classe supérieure dont le fief est Washington, DC. Juste en dessous d’eux se trouvent les Européens, mais ceux de l’Ouest, soumis mais aristocratiques ; viennent ensuite leurs vassaux d’Europe de l’Est, à l’exclusion expresse des Russes et des Biélorusses ; les Ukrainiens ont été inclus pendant un certain temps, mais uniquement comme chair à canon à jeter aux Russes.

En récompense de leur obéissance servile, les Japonais, les Coréens du Sud et les Taïwanais occupent des positions  privilégiées parmi les masses opprimées de l’Est, dont l’utilité  est d’effectuer un travail peu-qualifié pour les multinationales occidentales. Tout en bas, on trouve les Latino-américains et les Africains. Une innovation récente a été le remplacement du rang aristocratique par le rang financier donnant naissance à des Elon Musk, des Bill Gates et des Georges Soros.

Une autre innovation concerne les méthodes d’exploitation. Alors que pendant la majeure partie des cinq siècles précédents de colonialisme occidental, les moyens étaient par nature l’invasion, l’occupation, le pillage et les viols, essentiellement les dernières décennies ont vu une évolution vers une utilisation plus raffinée des moyens financiers et juridiques pour escroquer les masses.

L’accès au crédit international et la concession de licences de propriété intellectuelle en sont venus à jouer un rôle essentiel. Les seules transgressions qui ont récemment déclenché la destruction totale d’un pays étaient liées au refus de vendre du pétrole contre des dollars américains : ainsi, l’Irak d’abord, puis la Libye ont reçu le traitement. Khadafi avait des velléités de vouloir créer une Banque africaine indépendante. Quelle horreur !

Mais une répétition de cette situation n’est plus probable, car le monde entier est désormais pressé de se débarrasser de la domination du dollar. Les Saoudiens négocient actuellement avec la Chine pour commencer à lui vendre du pétrole en yuan au lieu de dollars ; la Russie, la Chine et l’Inde ont mis en place des échanges de devises pour éviter le dollar dans le commerce bilatéral ; d’autres nations observent attentivement, impatientes de commencer à éviter elles aussi le dollar américain.

Depuis plusieurs décennies, les États-Unis ont compté sur un jeu de dés pipés en leur faveur et en sont devenus dépendants. Ils ont produit de la dette et l’ont utilisée pour acheter tout ce dont ils avaient besoin, creusant un déficit commercial important et permanent avec le reste du monde.

Les États-Unis ont récemment gelé les actifs en dollars de la Russie, se mettant ainsi en défaut sur la partie de leur dette détenue par la Russie, lançant ainsi un avertissement au reste du monde : "L’argent que les pays gagnent en leur expédiant des produits n’est pas sûr et peut être volé à tout moment pour n’importe quoi". En réponse, le reste du monde réagit en réorganisant son commerce loin du dollar américain.

Par le passé, les États-Unis pouvaient punir un tel comportement en envoyant moult porte-avions et exiger sous un tapis de bombes la soumission du pays rebelle, mais aujourd’hui, un ou deux missiles hypersoniques made in Poutine peuvent couler un porte-avions en un claquement de doigts. À ce stade, la peur ayant disparu, fuck l’oncle Sam ! tous peuvent décider d’arrêter d’expédier des produits aux États-Unis en échange de la dette américaine nouvellement émise.

Ce sera un désastre pour les États-Unis et pour nous Européens collés que nous sommes comme des moules au gros cul de Biden. L’Amérique est extrêmement dépendante d’un large éventail d’importations. Et même si, comme je l’explique dans un autre article, le pétrole russe ne représente qu’un faible pourcentage des importations américaines de brut, il s’agit d’un pourcentage très important. Pourquoi ? Parce que sans lui, les raffineries américaines seraient incapables de produire du carburant pour l’aviation ou du diesel. La plupart du pétrole américain provient aujourd’hui de la fracturation. C’est un pétrole léger, utile uniquement pour la fabrication d’essence.

Sans pétrole lourd russe pas d’avions, de camions, de navires aux États-Unis. La situation est encore plus grave avec l’uranium enrichi. La Russie possède et exploite environ la moitié de la capacité d’enrichissement de l’uranium dans le monde, les États-Unis n’en possèdent aucune. Sans l’uranium enrichi russe, les centrales nucléaires aux États-Unis (et en France, fournisseur d’électricité essentiel pour le « moteur » économique européen) seraient obligées de fermer, une catastrophe pour les réseaux électriques américains et européens.

Et c’est là que j’ai une petite question pour Biden, la hyène et notre Jupiter et sa bande de bras cassés : « Étant donné que tonton Sam a gelé 300 milliards de dollars de richesses souveraines russes détenues en dollars, qu’est-ce qui va contraindre Poutine à continuer de vendre du pétrole ou de l’uranium contre des dollars ? Vous voyez comme ça pue au bon pays du « Rêve américains » ainsi que chez tous ceux qui lui lèche le cul depuis trop longtemps !

L’Amérique commence a être la risée de la classe et tous la fuient dans la cours de récréation. De plus et ce n’est pas de bol pour l’oncle Sam, une grande partie de l’industrie pétrolière du Venezuela est à ce jour une concession de l’État russe. Après avoir été repoussés par le Venezuela, les Américains ont tenté leur chance avec l’Iran, promettant de rétablir l’accord sur le nucléaire iranien. Ensuite, Biden a lancé des appels téléphoniques désespérés à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, auxquels leurs dirigeants respectifs ont refusé de répondre.

Quant au gaz naturel, ça ne gaze pas du tout ! D’une part, il y en a presque trop, maintenant que la plupart des puits de pétrole-gaz fracturés deviennent de moins en moins huileux et de plus en plus gazeux, une phase terminale dans tout le fiasco de la fracturation.

D’autre part, tout comme les routes qui partent en lambeaux, il y a une extrême pénurie de gazoducs aux USA, ainsi que d’autres infrastructures pour acheminer ce gaz là où il est nécessaire. Il y existe bien un certain nombre d’usines de liquéfaction du gaz naturel, mais certaines appartiennent à des intérêts étrangers (l’Inde en particulier) BRICS aidant, les propriétaires préfèrent que le gaz leur soit destiné plutôt qu’aux américains.

Bref, l’oncle Sam n’a pas grand-chose à offrir à Poutine et l’Europe non plus. Durant longtemps, les cinq derniers siècles, l’Europe occidentale a fourni des armes et des maladies au reste du monde. Ce qui a rendu l’impérialisme occidental possible, c’est la fabrication de navires, d’armes, de tissus et bien d’autres choses encore, contre toutes sortes de matières premières : épices, minerais, teintures, céréales, tabac, sucre, coton, etc.

La fabrication était effectuée chez la perfide Albion, qui fut la première à découvrir et à exploiter les combustibles fossiles. La Grande-Bretagne avait 20 ans d’avance sur tous les autres pays pour exploiter le charbon et la vapeur, ce qui lui donnait presque deux siècles d’avance sur tous les autres.

Désormais, la plupart des activités manufacturières sont réalisées dans ses anciennes colonies, tandis que les fonctions du centre impérial ont été virtualisées et consistent désormais essentiellement en des services, notamment financiers et les médias numériques.

Milton Friedman avait dit « l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire dans le sens où elle n’est et ne peut être produite que par une augmentation plus rapide de la quantité d’argent que de la production ». Mais puisque l’argent lui-même «est toujours et partout un phénomène monétaire », et que les quantités d’argent et de produits peuvent aussi bien diminuer qu’augmenter, nous allons simplifier et dire : « L’inflation, c’est quand il y a plus d’argent pour moins de produits. »

À SUIVRE SI ON ME LAISSE ENCORE ECRIRE.

« Victime de mon succès », je fais l’objet d’un déréférencement Sauvage de la part des GAFAM, si vous désirez m’aider, le minimum que vous puissiez faire, c’est de cliquer sur les liens si dessous afin de faire remonter mon référencement. D’avance merci.

Olivier

Suite ici : : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/05/souviens-toi-mon-ami-e-partie-4-et-fin.html

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