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Mais qui es-tu tonton, d’où venez-vous, toi et tes idées ? (Partie 10)

Publié le par vecteur-douceur association : site littéraire et historique

Retour au premier article : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/05/mais-qui-es-tu-tonton-d-ou-venez-vous-toi-et-tes-idees-partie-1.html

Les Allemands avaient mis toutes les ressources possibles derrière la production d’eau lourde, mais en 1942 et 1943, la centrale hydroélectrique sera la cible de raids partiellement réussis des commandos britanniques et de la résistance norvégienne, bien que la production ait continué. Et en 1944, des navires allemands tenteront de ramener de l’eau lourde en Allemagne. La Résistance norvégienne réussira à couler le navire transportant la charge utile.

Ainsi, avec l’aide d’Escher-Wyss, les nazis ont presque réussi à changer le cours de la guerre et à remporter une victoire de l’Axe.

Pendant tout ce temps, Eugen, le « gentil » papa de Klaus Schwab sera occupé à faire travailler des esclaves dans son entreprise nazie modèle. Pendant ces années de la Seconde Guerre mondiale, près de 3 600 malheureux travailleront à Ravensburg, y compris à Escher Wyss.

Karl Schweizer, un historien local de Lindau, déclare qu’Escher-Wyss a maintenu un petit camp spécial pour les travailleurs forcés dans les locaux de l’usine.

En 1966, ayant également suivi les trace de son père, Klaus obtient son doctorat en ingénierie de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH). A la même époque, son père, Eugen, qui a su passer entre les mailles du filet de Nuremberg, sera finalement élu président de la Chambre de commerce de Ravensburg.

Et c’est en 1967, l’année suivante, que Klaus Schwab obtient un doctorat en économie, ainsi qu’une maîtrise en administration publique de la John F. Kennedy School of Government de Harvard aux États-Unis, où il rencontrera l’un de ses mentors et enseignant : Henry Kissinger, qui, selon lui, fait partie des 3-4 personnalités qui ont le plus influencé sa pensée au cours de sa vie.

La même année, en tant qu’assistant du Président pour aider à la réorganisation des sociétés qui fusionnent, Klaus Schwab va travailler pour l’ancienne entreprise de son père, Escher-Wyss, qui deviendra bientôt Sulzer Escher-Wyss AG, Zurich.

Et cela nous ramène à l’article UN https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/05/mais-qui-es-tu-tonton-d-ou-venez-vous-toi-et-tes-idees-partie-1.html   où j’indique : « Pendant le même temps Schwab va aider à fusionner la société d’armement nucléaire de son père en une société dont il prendra ensuite la direction afin de construire illégalement des armes nucléaires pour le gouvernement Sud-Africain. » La boucle est ainsi bouclée nous conduisant vers les connexions nucléaires de tonton Klaus.

Sulzer est une entreprise suisse dont les origines remontent à 1834. Elle se fera d’abord connaître après avoir commencé à construire des compresseurs, en 1906. Financièrement, elle connaitra ensuite les mêmes déconvenue qu’Escher-Wyss durant la Grande Dépression. La Seconde Guerre mondiale et le boom économique qui en suivra conduira Sulzer à gagner en puissance et à dominer le marché. En 1966, juste avant l’arrivée de Klaus Schwab à Escher-Wyss, les turbiniers suisses signent un accord de coopération avec les frères Sulzer à Winterthur. Et Escher-Wyss deviendra officiellement Sulzer Escher-Wyss AG en 1969, lorsque les dernières actions seront acquises par les frères Sulzer.

Une fois la fusion commencée, Escher-Wyss commencera à se restructurer. Au cours du processus de restructuration, Escher-Wyss et Sulzer se concentreront sur des domaines distincts de l’ingénierie des machines, les usines Escher-Wyss travailleront principalement sur la construction de centrales hydrauliques, Sulzer se concentrant sur l’industrie de la réfrigération ainsi que sur la construction de chaudières à vapeur et de turbines à gaz.

Le 1er janvier 1968, Sulzer Escher-Wyss AG, fraîchement réorganisée, sera lancée publiquement et l’entreprise rationalisée en raison de plusieurs acquisitions importantes. Le consortium entre en étroite collaboration avec Brown Boveri, un autre groupe d’entreprises suisses d’ingénierie électrique qui avait également travaillé pour les nazis, fournissant aux Allemands une partie de leur technologie de sous-marin utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale. Brown Boveri trouvera ainsi de quoi redorer son blason et ses coffres dans la course aux armements que la guerre froide ne manquera pas d’apporter à l’entreprise.

Et c’est curieusement au beau milieu de ce malstrom de réorganisations et de fusions diverses et variées chez ces ex-collabos, qu’en 1967, tonton Klaus fera officiellement irruption sur la scène du monde des affaires suisse prenant la tête de la fusion entre Sulzer et Escher-Wyss, ainsi que des alliances fructueuses avec Brown Boveri et d’autres. En décembre 1967, lors d’un événement à Zurich devant les plus grandes organisations suisses d’ingénierie mécanique, il prédira dans un discours l’importance d’intégrer les ordinateurs dans l’ingénierie des machines suisses modernes.

Les ordinateurs et les données étaient évidemment considérés comme importants pour l’avenir, selon Schwab.  Ce qu’il convient également de noter, c’est qu’avec l’aide de tonton Schwab, Sulzer Escher-Wyss va changer d’orientation pour aider l’élite à « constituer la base des produits de technologie médicale », un domaine qui n’était pas mentionné auparavant comme une industrie cible pour ce consortium. Mais le progrès technologique ne sera pas la seule mise à niveau que Klaus Schwab voudra introduire chez Sulzer Escher-Wyss.

C’est ici, à la fin des années 1960, que nous voyons Klaus commencer à émerger en tant que personnage public. À cette époque, la société Sulzer Escher-Wyss va également plus que jamais s’engager avec la presse, principalement sur des questions de gestion d’entreprise. Le « capital humain » sera alors un argument utilisé à plusieurs reprises par notre tonton, à la fin des années 1960.

C’est ici que nous nous rapprochons de la règle des deux « P » : Plutonium et Pretoria. Je m’explique ! En 1966, juste avant l’entrée de Schwab dans Escher-Wyss et le début de la fusion Sulzer, le compresseur à hélium Escher-Wyss sera conçu pour La Fleur Corporation : une technologie encore importante pour l’industrie de l’armement en 1986, les drones à propulsion nucléaire étant équipés d’un réacteur nucléaire à cycle de Brayton refroidi à l’hélium. Escher-Wyss avait participé à la fabrication et à l’installation de la technologie nucléaire au moins dès 1962. Sulzer aidera également à développer des turbocompresseurs spéciaux pour l’enrichissement de l’uranium afin de produire des combustibles pour réacteurs.

Inutile de préciser que c’est au moment où notre bon Klaus Schwab a rejoint Sulzer Escher-Wyss en 1967 et a commencé la réorganisation de l’entreprise en une société technologique, que les aspects les plus sombres de la course mondiale aux armements nucléaires sont devenus immédiatement plus prononcés.

Avant, Escher-Wyss s’était concentré sur l’aide à la conception et à la construction de pièces pour les utilisations civiles de la production d’énergie nucléaire. Pourtant après, avec l’arrivée du tonton Schwab, l’entreprise va également participer à la prolifération illégale de la technologie des armes nucléaires. En 1969, comme précisé dans l’article un de cette série, la fusion d’Escher Wyss dans Sulzer sera entièrement achevée et le tout renommé Sulzer AG.

Il a été révélé, grâce à un examen et un rapport réalisé par les autorités suisses et un homme du nom de Peter Hug, que Sulzer Escher-Wyss avait commencé secrètement à se procurer et à fabriquer des pièces clés pour les armes nucléaires au cours des années 1960. Alors que Schwab était membre du conseil d’administration, le consortium a également commencé à jouer un rôle clé dans le développement du programme d’armes nucléaires illégales de l’Afrique du Sud pendant les années les plus sombres du régime d’apartheid. C’est ainsi que notre Klaus international aidera Pretoria à construire six armes nucléaires et à en assembler partiellement une septième.

Peter Hug explique comment le consortium a fourni des composants essentiels au gouvernement sud-africain. Il a trouvé des preuves du rôle de l’Allemagne dans le soutien du régime raciste, et comment le gouvernement suisse a, pendant ce temps, regardé ailleurs. Son rapport a été finalisé dans un ouvrage intitulé : « Switzerland and South Africa 1948-1994 - Final Report of the NFP 42+ commissioned by the Swiss Federal Council » qui a été compilé et écrit par Georg Kreis et publié en 2007.

En 1967, le régime de Pretoria va construire un réacteur dans le cadre d’un plan de production de plutonium. Dénommé SAFARI-2 et situé à Pelindaba, il fera partie d’un projet de développement d’un réacteur à l’eau lourde. Ce lien avec le développement de l’eau lourde pour la création d’uranium, la même technologie qui avait été utilisée par les nazis également avec l’aide d’Escher-Wyss, explique facilement pourquoi les Sud-Africains ont initialement impliqué Escher-Wyss. Mais en 1969, l’Afrique du Sud va abandonner le projet de réacteur à eau lourde au motif qu’il draine toutes les ressources de son programme d’enrichissement d’uranium commencé en 1967.

En 1970, Klaus Schwab aidant, Escher-Wyss sera définitivement et profondément impliqué dans la technologie nucléaire. Les Suisses et les sulfureux Sud-Africains entretiendront des relations étroites tout au long de cette période de l’histoire. Le 4 novembre 1977, le Conseil de sécurité des Nations Unies va promulguer la résolution 418 qui impose un embargo obligatoire sur les armes contre l’Afrique du Sud, un embargo qui ne sera complètement levé qu’en 1994. Mais comme à l’accoutumé, les banxters continueront leurs sombres emplettes et les banques suisses aideront à financer la course sud-africaine aux armes nucléaires et, en 1986, Sulzer Escher-Wyss produira avec succès des compresseurs spéciaux pour l’enrichissement de l’uranium.

Comme je le précise dans l’article un de cette série, c’est en 1970, que notre Klaus aux dents longues va écrire à la Commission européenne et demander de l’aide pour mettre en place un « think tank pour chefs d’entreprise européens ». La Commission européenne va parrainer l’événement. Elle va envoyer Raymond Barre à l’époque commissaire européen aux Affaires économiques et financières. Et comme tout est lié dans ce puzzle du Diable, c’est lui qui deviendra plus tard Premier ministre français et sera accusé d’avoir tenu des propos antisémites pendant son mandat.

À SUIVRE SI ON ME LAISSE ENCORE ECRIRE.

« Victime de mon succès », je fais l’objet d’un déréférencement Sauvage de la part des GAFAM, si vous désirez m’aider, le minimum que vous puissiez faire, c’est de cliquer sur les liens si dessous afin de faire remonter mon référencement. D’avance merci.

Olivier

Suite ici : https://vecteur-douceur.over-blog.com/2022/06/mais-qui-es-tu-tonton-d-ou-venez-vous-toi-et-tes-idees-partie-11.html

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